Ghislain Sabourin,
Depuis 2014, l’entreprise est dirigée par Ghislain Sabourin, un entrepreneur déterminé et atypique qui s’est fixé comme objectif de créer 300 emplois de qualité d’ici à 2030. Une véritable étoile polaire pour lui. Sa volonté, sa vision, ses méthodes de management novatrices et ses valeurs profondément humaines lui permettent de fédérer son équipe et de se rapprocher un peu plus chaque année de ce but ultime.
Partager sur les médias sociaux
Share on social medias
Partager sur les médias sociaux
Share on social medias
Les prémices...
Une valse de propriétaires
Fondée par Georges Rainville, en 1929 sous le nom
de Ranville Machine Shop, l’entreprise se spécialise alors
dans l’hydraulique ainsi que dans la maintenance et la réparation
d’équipements agricoles. La compagnie se développe à
un rythme soutenu pendant les décennies suivantes.

À la suite d’un feu dans le garage
en 1967, l’entreprise déménage dans
ses locaux actuels. Elle en profite pour
changer de nom et devient Équipements
Hydrauliques Rainville.
La fille du fondateur reprend les rênes
d’une entreprise qui se porte bien et qui
a su se développer depuis ses premiers
pas. Formée à bonne école et habile
gestionnaire, elle aide l’entreprise
à prospérer.
Elle revend pourtant rapidement
la société à Jean Côté, qui passe
lui-même le flambeau à André Benjamin
en 1980. L’entreprise vient donc de
connaître quatre propriétaires différents
en l’espace d’une décennie.
L’ère des outils de pointe
Sous la houlette d’André Benjamin et de
son fils Serge, l’entreprise connaît une
importante réorientation stratégique et
prend le nom actuel des Industries Rainville.
L’usine commence à fabriquer des pièces
de précision. Elle développe de nouveaux
marchés dans l’alimentaire, le ferroviaire et
l’aéronautique. Une bonne idée lorsqu’on
se situe à quelques kilomètres de Montréal,
troisième pôle mondial dans le secteur
de l’aéronautique. Des clients prestigieux
comme Pratt & Whitney et Bombardier
frappent à la porte.
« Monsieur Benjamin est ce qu’on appelle,
dans le bon sens du terme, un “patenteux”.
Son esprit tourné vers les solutions et les
habiletés de gestionnaire de son fils ont
vraiment donné une nouvelle impulsion
à l’entreprise. »
C’est en 2014 qu’apparaît Ghislain Sabourin,
un entrepreneur confirmé à la recherche d’un
nouveau défi. Avec des idées plein la tête,
il souhaite amener la compagnie plus loin et
créer de nombreux emplois dans la région.
Un nouveau chapitre des Industries Rainville
s’ouvre ainsi à l’approche de son centenaire.
Des méthodes et un parcours peu conventionnels
Détermination
Ghislain fait ses premiers pas
comme entrepreneur au Cégep de
Saint-Jérôme, presque par hasard,
alors qu’il termine une technique
en matériaux composites.
Je n’imaginais pas
devenir entrepreneur.
Je pensais aller
ensuite à l’université,
probablement en Génie,
et trouver ma voie par
la suite.
Lui et trois de ses camarades de promotion
se font approcher par la compagnie Itech
pour leur projet de fin d’études. Elle leur
propose de fabriquer un prototype de
casque en composites pour gardien de but
de hockey. Les caractéristiques techniques
demandées sont élevées. L’équipe planche
sur le projet pendant un an et demi avant
d’aboutir à un produit fini qui dépasse de
très loin les exigences de la compagnie.
Impressionnés, les dirigeants leur passent
immédiatement une commande de
800 casques par semaine.
« À ce moment précis, il nous était
impossible de fabriquer dix casques par
semaine, même en travaillant sept jours
sur sept. Nous étions sous le choc. »
Défi de taille
Il faut donc passer du statut d’artisan à celui
d’entrepreneur en un laps de temps réduit.
Les premiers mois sont compliqués pour
Ghislain et ses amis. Ils doivent trouver des
locaux, du personnel et mettre en place une
ligne de fabrication en un temps record.
« Le démarrage a été particulièrement
laborieux en termes d’organisation. Le défi
était de taille, mais il nous a mis au monde. »
Quatre ans plus tard, la jeune société
développe de nouveaux masques de receveurs
pour le baseball. L’entreprise commence
à engranger des bénéfices après avoir
principalement réinvesti ses fonds dans le
développement pendant sa phase
de démarrage et de croissance.
C’est à ce moment que les choses
se compliquent entre les partenaires.
La répartition des bénéfices commence
à diviser l’équipe.
Les tensions sont de plus en plus vives
et l’atmosphère se dégrade. Malgré son
attachement à cette entreprise, Ghislain
décide de quitter l’aventure et de vendre
ses parts. L’ambiance est trop lourde,
le coeur n’y est plus.
« La première soirée après cet événement
a été profondément difficile pour moi. J’ai
cherché à comprendre les raisons de cet
échec, ma part de responsabilité et les
événements qui nous avaient amenés à
ce point de rupture. »
C’était un vrai deuil et
j’ai eu du mal à fermer l’oeil.
J’ai appris une leçon
difficile à cette époque :
il est plus facile de se partager
la misère que la richesse.
Savoir remonter en selle après une chute
Ghislain n’est pas du genre à baisser les bras
bien longtemps. Il a trop d’idées et d’énergie
pour se laisser abattre. Il croque la vie à
pleines dents et préfère se concentrer sur
l’avenir plutôt que de ruminer le passé.
En me réveillant le
lendemain matin, j’avais
déjà une nouvelle idée
d’entreprise. J’ai
commencé à bâtir mon
plan d’affaires le
jour même.
Il élabore patiemment son nouveau projet,
qui voit le jour en 2000 à Chesterville
(près de Victoriaville) sous le nom de
Groupe Synergy Composites. La jeune
entreprise construit des camions en
composites, le matériau de prédilection
de Ghislain. Il possède en effet plusieurs
caractéristiques avantageuses : léger,
robuste et inoxydable.
Persévérance


Pour autant, la compagnie peine à trouver ses
marques au début. « La première année a été
difficile, même si j’ai gagné un prix de jeune
entrepreneur en 2001. »
Mais, pour moi, la plus
belle récompense de cette
soirée a été la rencontre
avec Normand Chevrier.
Il est très vite devenu
mon mentor et m’a aidé à
développer mes affaires.
Synergy Composites traverse alors des
moments de turbulence, la faillite d’un
client menace un moment la survie même
de l’entreprise. L’entrepreneur doute. Mais,
le travail acharné de Ghislain et les conseils
avisés de Normand finissent par payer. Des
commandes arrivent du Manitoba, des
Provinces maritimes et même des États-Unis.
L’entreprise se développe.
« En 2004, on a obtenu des commandes
pour équiper les camions d’Hydro-Québec.
C’était le client que je visais depuis le premier
jour. Ça a été un peu long, mais ça reste une
grande satisfaction pour moi. »
Il faut
croire que nul
n’est prophète
en son pays.
Ne jamais repousser ses rêves
En 2006, Ghislain, sa femme et ses enfants
s’offrent des vacances bien méritées en
Australie. La famille n’imagine pas alors que
ce voyage va constituer un point de bascule
majeur dans leurs vies. Il survient alors que
les Sabourin se trouvent à bord d’un voilier,
sur une mer d’huile, le long de la grande
barrière de corail. L’ambiance, le décor, les
sensations… tout se rassemble pour former
un moment parfait, une sorte d’épiphanie.
Cet instant magique fait germer une
idée dans la tête de Ghislain, un besoin
rapidement irrépressible de parcourir le
monde à la voile.
Quand j’ai une idée ou
un rêve en tête, c’est
plus fort que moi, il
faut que je le réalise.
Une intensité que l’on retrouve autant
chez l’homme que l’entrepreneur.
En affaires c’est
pareil! Je me fixe une
date et je me donne
les moyens d’y arriver,
sinon je n’arrive plus
à trouver la paix.
À son retour de voyage, Ghislain a pris
sa décision. Il annonce à son associé son
intention de vendre l’entreprise si une
occasion se présente. Son ami tombe des
nues. Pourquoi quitter une entreprise en
pleine croissance? Mais c’est mal connaître
Ghislain, pour qui l’existence n’a de sens que
si elle est vécue à fond en suivant ses rêves
et ses intuitions.
Les planètes ne tardent pas à s’aligner,
puisque quelques semaines plus tard, une
offre intéressante est déposée. Cette vente
permet à Ghislain d’acquérir un voilier et de
troquer sa casquette d’entrepreneur pour
celle de capitaine.
C’était tout de même un
sentiment particulier et
mitigé d’obtenir un gros
montant pour réaliser mon
rêve et de dire adieu à
mon équipe qui était là
depuis le début.
Il accompagne alors les repreneurs pendant
deux ans et profite de ce temps pour s’initier
aux rudiments de la voile et de la navigation.
Ses premières sorties se soldent par un
mal de mer carabiné, mais ce ne sont pas
quelques mauvaises expériences qui pourront
freiner son enthousiasme.
Une aventure hors du commun
En 2009, les préparatifs touchent à leur fin.
Le Myriam quitte le quai du lac Champlain
avec toute la famille Sabourin à bord pour
un périple qui durera cinq ans.
Le voilier longe d’abord la côte Est
américaine avec des escales à New York,
aux Bahamas et au Venezuela. La famille
part à la rencontre des Wiwas, une tribu de
cueilleurs nomades qui vit en marge de la
société et de la modernité, au coeur de
la jungle colombienne.
Après avoir traversé le continent d’est en
ouest par le canal de Panama, l’embarcation
file vers les îles Galapagos et sa faune
incroyable. L’équipage met ensuite le cap
sur les îles Marquises. Un premier défi de
taille qui implique de traverser une grande
partie du Pacifique en autonomie totale.
Une expédition de 19 jours.
« C’est la plus grande étendue d’eau au
monde sans la moindre présence humaine.
On a passé un moment incroyable en famille,
presque hors du temps. »
Famille



Après une année complète dans l’océan
Pacifique, la famille accoste en Nouvelle-
Zélande pour passer Noël.
« Durant ce tour du monde, on a navigué
environ 50 jours par année. Le reste du
temps, nous sommes allés à la rencontre
des gens et des cultures. Nous avons vu des
paysages hors du commun. Cette première
année en mer restera inoubliable pour moi. »
Les destinations s’enchaînent à ce rythme
durant le reste du trajet : Asie du Sud-Est,
Inde, côte Ouest de l’Afrique… Les Sabourin
découvrent des lieux sublimes, préservés
du tourisme de masse et sont reçus à bras
ouverts dans chaque port où ils font halte.
« Nous étions magnifiquement accueillis
absolument partout. Je crois que les gens
perçoivent les touristes très différemment
selon qu’ils arrivent en avion ou en bateau.
C’est plus facile de créer des liens avec la
population locale quand on arrive par la mer.
Je voulais rencontrer les gens, vivre avec eux
et j’ai été servi. »
Cette épopée provoque aussi un
cheminement intérieur chez l’entrepreneur.
Une prise de conscience humaine, mais aussi
environnementale. L’idée que toute chose
est reliée sur la planète et que les actions
ont des conséquences, tant positives
que négatives.
« Ça fait bizarre de voir une bouteille de
plastique venir s’échouer sur une plage
perdue au milieu de nulle part. »
On réalise que
l’activité humaine a
un immense impact sur
la Terre.


Ouverture
Un nouveau rêve pour de nouveaux défis
Après cinq ans, le voyage a beau être
extraordinaire, il faut bien rentrer un jour.
Ghislain réfléchit donc à un nouveau projet
d’entreprise qui pourrait l’inspirer et dans
lequel il serait en mesure d’insuffler sa vision
et ses valeurs. Il caresse aussi le rêve de
créer 300 emplois de qualité au Québec.
En tant qu’entrepreneur avisé et
pragmatique, il sait qu’il ne s’agit pas d’un
mince exploit. Il souhaite donc acquérir une
compagnie bien implantée plutôt que de
partir de zéro une nouvelle fois. Il établit pour
cela des critères bien précis afin d’orienter
ses recherches.
« Je cherchais une entreprise
manufacturière sans relève, qui avait
traversé au moins une crise économique
et qui avait du vécu et une certaine stabilité.
Je voulais aussi une industrie écoresponsable
qui n’utilise pas de produits chimiques. »
Les recherches s’orientent rapidement vers
les Industries Rainville et le premier échange
téléphonique entre monsieur Benjamin et
Ghislain a lieu alors que la famille remonte
le fleuve Amazone.
« Serge voulait que l’on se rencontre dans
la semaine, mais à ce moment, j’étais entouré
de caïmans, d’anacondas et de piranhas.
Je lui ai dit que ça allait prendre un peu de
temps avant que l’on puisse se voir. »
Les échanges à distance se poursuivent
donc pendant que la famille rentre au
Québec par les Îles de la Madeleine,
puis le fleuve Saint-Laurent, sur les traces
de Jacques Cartier. Le Myriam accoste
finalement au Québec en juin 2014.
Ce voyage nous a
complètement transformés
et j’ai appris des
choses qui font de moi
un meilleur entrepreneur
et un meilleur homme.
« Faire l’école à nos enfants a probablement
été notre plus grand défi, mais pour le
reste, ça n’a été qu’une suite de moments
incroyables et une découverte quotidienne. »
Jeter l’ancre
Vision et valeurs...
Le retour aux affaires
Ghislain peut enfin rencontrer Serge Benjamin. Ils visitent ensemble les installations et
parlent affaires.
« J’ai senti que ce serait possible de me sentir à l’aise dans cette entreprise presque centenaire et j’ai voulu trouver une entente avec monsieur Benjamin pour continuer à faire vivre les Industries Rainville. »
Les deux entrepreneurs trouvent donc
un accord et la vente est entérinée le
1er décembre 2014.

Défis
Une période de transition
Ghislain ne tarde pas à mettre sa patte
sur le fonctionnement des opérations. L’entreprise collabore avec des clients importants, mais aussi avec de petites entreprises locales. L’homme d’affaires constate que cette clientèle locale demande une grande agilité et désorganise parfois la production pour répondre à des urgences.
Il décide alors de fermer cette division.
« Cette part de nos activités tirait l’entreprise vers le bas et nuisait à nos opérations courantes et à notre développement. »
Mais, c’est vrai que j’ai senti de la résistance, ça a été un choc pour l’équipe, qui était habituée à fonctionner ainsi
depuis longtemps.
Le propriétaire décide également dans
la foulée de repeindre les installations,
le matériel et les outils en blanc. Un choix jugé farfelu par les cadres qui le lui
font savoir.
« Tout le monde a cru que j’étais tombé sur la tête. La production dans une usine peut être salissante et l’idée paraissait folle. Mais, j’aime le blanc, c’est lumineux et plus agréable pour les travailleurs et les visiteurs. Ça donne aussi une image de professionnalisme. »
Les premiers mois sont donc un peu difficiles pour l’équipe, qui doit faire face à beaucoup de changement. L’homme d’affaires n’est pas un adepte de l’immobilisme et les employés de l’équipe doivent rapidement s’adapter à un nouveau modèle d’affaires.
Je ne m’attendais pas à diriger une entreprise qui existait depuis aussi longtemps. J’ai eu quelques craintes au début, notamment sur ma capacité à transmettre mes valeurs et à réaliser les changements importants pour moi.

Pourtant, après une année d’activité, tout le monde réalise que ces choix étaient les bons. Tous adhèrent aux nouveaux principes et se mobilisent autour de la vision de Ghislain.
Des valeurs simples comme socle de l’entreprise
Ghislain s’appuie sur certaines valeurs acquises par son éducation et renforcées par son expérience en affaires, mais également par son tour du monde. C’est sur ces principes qu’il arrime ses décisions d’affaires et sa gestion du personnel pour guider l’entreprise vers le succès.
Et, il faut bien comprendre que pour Ghislain, la réussite et les rapports humains sont absolument indissociables.
Respect
« On peut être en désaccord, mais pas se manquer de respect. J’adore mes employés et j’en veux plus, mais je suis prêt à perdre des membres de l’équipe sur-le-champ s’ils dérogent à ce principe. C’est non négociable. »
Intégrité et transparence
Les objectifs sont clairs pour tous. La charte des valeurs et la politique salariale sont clairement affichées. Les relations humaines sont aussi mises de l’avant tant avec les clients qu’avec les employés.
« Je veux offrir le jardin le plus vert à mon équipe. Je pense qu’une PME peut prendre soin de son personnel aussi bien qu’une grande entreprise. »
Partage
Ghislain a été élevé dans le partage et l’entraide. Il a aussi bénéficié de la générosité des populations locales partout où il a mis le pied sur la planète. Il essaie donc de faire refléter ces principes dans les conditions
qu’il propose à ses employés.
Il offre par exemple des augmentations de salaire annuelles de 4 % à 5 % à son personnel. Probablement l’une des décisions qui lui permettent de traverser sereinement la pénurie de main-d’oeuvre qui sévit
depuis 2020.
J’ai la chance de
vivre une belle vie,
je ne manque de rien. Pour moi, c’est important de donner en retour et
de partager.
Cette philosophie et la stratégie mise en place nous ont permis de traverser la crise de la Covid et de continuer à croître malgré le manque de main-d’oeuvre que connaît le secteur industriel.
Les Industries Rainville sont ainsi passées de 30 à 100 employés depuis 2014 grâce à des acquisitions, mais également à une croissance organique. Ghislain ne compte d’ailleurs pas s’arrêter en si bon chemin et ses objectifs ne manquent pas pour les années à venir.
Philosophie




Une esquisse de l’avenir...
Un objectif sous forme d’étoile polaire
Ghislain a appris il y a quelques années que le Groupe Synergy Composites
avait été transféré aux États-Unis, dans l’Ohio. Une nouvelle dévastatrice
qui a laissé une profonde cicatrice en lui. Un véritable crève-coeur.
Mon plus grand
objectif avec les
Industries Rainville
est de créer 300 emplois
de qualité. C’est ma
mission, mon étoile
du Berger.
« Je veux créer de la richesse pour
la communauté et participer à
l’épanouissement des gens qui travaillent
avec moi. Et, le jour où je quitterai
l’entreprise, je m’assurerai cette fois-ci qu’elle
ne puisse jamais déménager ailleurs. »
Et l’on peut faire confiance à Ghislain pour
trouver le moyen d’atteindre les étoiles.
Il observe tous les jours avec satisfaction à
quel point le stationnement de l’usine s’est
rempli depuis sa prise de fonction. Et il se
lève à cinq heures chaque matin pour qu’il
ne reste bientôt plus une place de disponible.
Pour continuer à attirer les meilleurs profils,
l’entrepreneur met toutes les chances de son
côté. Il diversifie les opérations de l’entreprise
pour éviter de mettre tous ses oeufs dans
le même panier. Il envisage aussi de faire de
nouvelles acquisitions d’entreprises si les
occasions se présentent.
À l’interne, il souhaite mettre en place
l’Académie Rainville, pour conserver le
savoir-faire des plus anciens dans
l’entreprise avant leur départ.
Je veux qu’ils
forment nos plus jeunes
pour éviter de perdre
leur savoir. On a des
talents uniques chez
nous, ce serait vraiment
triste de les perdre.
En parallèle, Ghislain songe déjà à la
passation de pouvoir. Il souhaite trouver
la personne idéale pour lui succéder
à la tête des Industries Rainville.
La septième génération qui poursuivra la
riche histoire de l’entreprise.
« Il faut savoir passer le flambeau,
mais je veux être présent pour le centième
anniversaire de l’entreprise. Je veux surtout
atteindre la barre des 300 employés.
C’est absolument impensable d’imaginer
mon départ avant. Ensuite, je pourrai
passer à autre chose. »
Pour cela, Ghislain ne manque pas d’idées.
« Je pense à refaire le tour du monde
avec ma femme, mais du nord au sud,
cette fois-ci. Quand j’ai atteint un objectif,
je m’en fixe un autre, je me retrousse les
manches et je fais ce qu’il faut. »
« Il ne faut pas
remettre ses rêves à
plus tard, il faut foncer,
au contraire. »
Projets
« C’est ce que
j’appelle rêver les
yeux grands ouverts. »
À lire aussi
dans le même secteur d'activités
Read also
in the same sector of activity
SF Tech
le Groupe-conseil Perrier
ASDR
Techno Diesel
Groupe V
Transport & Entreposage
Laval
EcoloPharm
AGT Robotique
Viridis
RSI Environnement
GB Micro
Tecsys
Nationex
Groupe Dion
LABPLAS
Shalwin
Produits Métalliques Bussières
R2i
Nolicam Mécanique
Services
Saguenay-Lac-Saint-Jean
Lachance Gravel
Services
Saguenay-Lac-Saint-Jean
RG Solution
Fabrication
Estrie
Préhos
Communication, technologie & Technologie de l'information
Capitale-Nationale
Beaucinox
Fabrication
Chaudière-Appalaches
Metalilux
Fabrication
Laurentides
Dolbec International
Transport & Entreposage
Capitale-Nationale
Normandin Beaudry
Services
Montréal
Express Mondor
Transport & Entreposage
Lanaudière
RNC Média
Communication, technologie & Technologie de l'information
Montréal
HG Division
Services
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine
MegLag
Fabrication
Abitibi-Témiscamingue
Tiges 4 saisons
Fabrication
Centre-du-Québec
proxima centauri
Services
Capitale-Nationale
Techniarp
Construction
Capitale-Nationale
Evolution
Services
Laurentides
Paber
Fabrication
Chaudière-Appalaches
BEAUCE SPORTS
Commerce de gros et détail
Chaudière-Appalaches
TAK Design
Services
Montréal
Bougeotte et Placotine
Services
Capitale-Nationale
Les Viandes CDS
Matières Premières
Saguenay-Lac-Saint-Jean
NAI Terramont Commercial
Services
Montréal
inBe
Services
Capitale-Nationale
MMS laser
Fabrication
Centre-du-Québec
Recyc PHP
Fabrication
Centre-du-Québec
MICA
Services
Capitale-Nationale
Les Branchés Lunetterie
Services
Laurentides
Jambette
Fabrication
Chaudière-Appalaches
La Distillerie 3 lacs
Fabrication
Montérégie
Mobile-Punch
Communication, technologie & Technologie de l'information
Chaudière-Appalaches
Enviro Confort
Construction
Chaudière-Appalaches
V Création
Fabrication
Laurentides
Gabion Express
Construction
Chaudière-Appalaches
Elema
Construction
Montréal
Ferreol
Fabrication
Capitale-Nationale
Les Industries Phomère
Fabrication
Capitale-Nationale
Équipement St-Germain
Construction
Montréal
À lire aussi
dans la même
région
Read also
in the same
region
Montréal
SF Tech
le Groupe-conseil Perrier
ASDR
Techno Diesel
Groupe V
Transport & Entreposage
Laval
EcoloPharm
AGT Robotique
Viridis
RSI Environnement
GB Micro
Tecsys
Nationex
Groupe Dion
LABPLAS
Shalwin
Produits Métalliques Bussières
R2i
Nolicam Mécanique
Services
Saguenay-Lac-Saint-Jean
Lachance Gravel
Services
Saguenay-Lac-Saint-Jean
RG Solution
Fabrication
Estrie
Préhos
Communication, technologie & Technologie de l'information
Capitale-Nationale
Beaucinox
Fabrication
Chaudière-Appalaches
Metalilux
Fabrication
Laurentides
Dolbec International
Transport & Entreposage
Capitale-Nationale
Normandin Beaudry
Services
Montréal
Express Mondor
Transport & Entreposage
Lanaudière
RNC Média
Communication, technologie & Technologie de l'information
Montréal
HG Division
Services
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine
MegLag
Fabrication
Abitibi-Témiscamingue
Tiges 4 saisons
Fabrication
Centre-du-Québec
proxima centauri
Services
Capitale-Nationale
Techniarp
Construction
Capitale-Nationale
Evolution
Services
Laurentides
Paber
Fabrication
Chaudière-Appalaches
BEAUCE SPORTS
Commerce de gros et détail
Chaudière-Appalaches
TAK Design
Services
Montréal
Bougeotte et Placotine
Services
Capitale-Nationale
Les Viandes CDS
Matières Premières
Saguenay-Lac-Saint-Jean
NAI Terramont Commercial
Services
Montréal
inBe
Services
Capitale-Nationale
MMS laser
Fabrication
Centre-du-Québec
Recyc PHP
Fabrication
Centre-du-Québec
MICA
Services
Capitale-Nationale
Les Branchés Lunetterie
Services
Laurentides
Jambette
Fabrication
Chaudière-Appalaches
La Distillerie 3 lacs
Fabrication
Montérégie
Mobile-Punch
Communication, technologie & Technologie de l'information
Chaudière-Appalaches
Enviro Confort
Construction
Chaudière-Appalaches
V Création
Fabrication
Laurentides
Gabion Express
Construction
Chaudière-Appalaches
Elema
Construction
Montréal
Ferreol
Fabrication
Capitale-Nationale
Les Industries Phomère
Fabrication
Capitale-Nationale
Équipement St-Germain
Construction
Montréal