« Qui s’assied au fond d’un puits pour contempler le ciel le trouvera petit », écrivait Han Yu (768-824), un poète de la Chine ancienne.
Or, on agit de même manière si on tente de juger des notions spirituelles avec son seul intellect qui, pour sa part, ne fonctionne que selon les informations rapportées par les cinq sens. Si, par ces seuls sens, nous cherchons à nous convaincre d’une vie après la mort et encore plus de l’existence d’un Être suprême, notre perception sera faussée puisque nous n’utiliserons pas les bons outils.
Nous serons comme cet homme au fond d’un puits qui conçoit le ciel bien petit. Notre point de vue ne sera pas le bon. Pour contempler la grandeur du ciel, nous devrons sortir de ce puits !
Ainsi, pour entrevoir ce qui est au-delà de nos cinq sens et qui pourtant existe, il faut nous servir de l’intuition, de notre voix intérieure, qui nous relie au monde spirituel et nous offre une vision beaucoup large de la réalité.
Bien des choses, que l’intellect tente laborieusement d’expliquer, peuvent être saisies intuitivement en un éclair. Einstein ne disait-il pas que toute découverte est intuitive, et que les nombreuses années d’analyses et d’études subséquentes ne servaient qu’à prouver ce que l’intuition avait déjà trouvé en un instant ?
Normand Charest pour les Publications du Graal