Autrefois, les parents nous encourageaient à jouer dehors le plus possible, surtout en été alors que la maison était réservée aux jours de pluie. Le reste du temps, le terrain de jeux se trouvait à l’extérieur : sur le trottoir, dans la ruelle, le parc et les terrains vagues lorsque nous habitions en ville, puis dans les champs et la forêt lorsque nous avons déménagé aux limites de la banlieue, près de la campagne.
Beaucoup de citadins passaient l’été au chalet, du moins les enfants et leurs mères, tandis que les pères travaillaient à la ville, sauf pour quelques semaines de vacances. Il était clair pour tous, encore à cette époque, que les enfants avaient besoin d’être en contact avec la nature pour leur croissance, ne serait-ce qu’une partie de l’année.
Depuis ce temps, tout cela a été graduellement remis en question. Si graduellement, en fait, qu’on n’en a pas vraiment anticipé les conséquences. Maintenant, dans beaucoup de sociétés technologiquement développées, les enfants et des jeunes passent un bonne partie de leur temps devant un écran. Ils ne sont plus obligés, comme c’était le cas autrefois, d’aller jouer dehors. Par conséquent, ils souffrent souvent d’embonpoint et d’autres problèmes physiques.
Il faut encourager nos enfants à jouer dehors comme nous le faisions autrefois, pour leur bien et pour leur bonheur aussi. Or, pour que cela fonctionne, nous devons vivre nous-mêmes ce que nous voulons leur enseigner, car, au-delà de nos paroles, c’est d’abord ce que nous sommes et ce que nous faisons vraiment qui les influencent. En d’autres mots, comme dit l’expression connue, ce que nous sommes parle plus fort que ce que nous disons. Vivons donc plus souvent à l’extérieur, d’abord en été, mais aussi pendant les autres saisons, autant que possible.
Et remplaçons nos machines bruyantes, lorsque nous le pouvons, par notre force musculaire (par exemple : que de calme perdu à cause des souffleuses de feuilles, là où les balais silencieux faisaient très bien l’affaire). Nous nous en porterons beaucoup mieux, autant physiquement que psychologiquement, ce que démontrent déjà beaucoup d’études.
Bon été à l’extérieur, donc, et bonnes vacances s’il vous est possible d’en bénéficier. De toute façon, efforçons-nous de vivre plus souvent dehors, dans notre jardin ou dans les parcs. Retrouvons le plaisir de marcher. Laissons nos voitures se reposer, ainsi que tous nos gadgets numériques qui nous coupent de notre environnement. Toutes ces choses nous rattraperont bien assez vite !
En attendant, retrouvons la Nature, dans laquelle notre corps et notre âme s’épanouissent de manière toute naturelle !
Normand Charest pour les Publications du Graal