Tchernobyl, 30 ans après la catastrophe nucléaire
Nos villes paraissent bien grises. On désespère de pouvoir donner à chacun un milieu de vie vert et agréable. Surtout à ceux qui n’ont pas les moyens de voyager et de passer des vacances à la campagne.
On désespère aussi de pouvoir offrir à chacun du travail dans un environnement sain, car on sait aussi que la campagne si belle ne génère pas assez d’emplois. C’est un dilemme de concilier économie et qualité de vie dans un environnement naturel.
Pendant que l’on cherche des solutions et qu’on nous dit que la loi du marché est la force suprême de notre économie, les catastrophes naturelles nous démontrent régulièrement qu’il y a d’autres lois supérieures à celles de la finance.
Des reportages nous montrent ce qu’est devenu Tchernobyl, 30 ans après l’explosion du réacteur nucléaire, le 26 avril 1986. Un grand territoire redevenu sauvage par la force des choses où les humains ne peuvent plus vivre, sauf les scientifiques et les militaires qui le protègent.
Les arbres envahissent les habitations qui disparaissent peu à peu. Des oursons noirs grimpent dans les arbres. On voit des renards. Des cerfs regardent par les fenêtres des maisons abandonnées. Un bouleau pousse dans le plancher. Les racines d’un arbre couvrent déjà le toit d’un petit bâtiment.
Ce film nous montre une ville redonnée à la nature qui la recycle en toute beauté. Malgré la contamination radioactive qui ne disparaîtra pas de sitôt, on le sait, la verdure et les animaux reviennent.
La technologie humaine est rapidement effacée par une « expertise » naturelle toujours aussi efficace et jamais démodée.
Dans les nouvelles, il y a quelques années, on nous rappelait que nous avions atteint un point de non-retour, en ce qui concerne les dommages à la couche d’ozone.
Les documentaires sur Tchernobyl nous font prendre conscience que la forêt pourrait si facilement reprendre possession des routes, des bâtiments et des pelouses qui sont des pépinières d’arbres en puissance.
Manquerions-nous aux animaux, si nous disparaissions ? Ça ne semble pas être un problème pour les cerfs et les ours revenus sur le territoire de Tchernobyl.
Normand Charest pour les Publications du Graal