Région

Sélectionnez une ville/municipalité

Thématique

Sélectionnez un sujet

Connexion
Membre

Chronique

Les anciens Autochtones croyaient qu’ils pouvaient communiquer avec les arbres, les animaux et même avec les pierres. La poète innue Joséphine Bacon en donne de bons exemples dans son recueil bilingue (innu et français) Bâtons à message, publié à Montréal en 2009 par les éditions Mémoire d’encrier.

La tradition innue reconnaît l’existence de « Maîtres des animaux », auxquels les chasseurs s’adressent avec beaucoup de respect pour que leur chasse soit bonne.

Papakassik est le Maître du caribou ; Uapishtanapeu, le Maître des animaux à fourrures ; Missinak, le Maître des animaux aquatiques ; Ushuapeu, le Maître des animaux ailés ; Tshishikushkueu, l’esprit féminin qui veille sur la terre…

Lorsque parlent les arbres

Dans la postface de Laure Morali, l’auteure Joséphine Bacon raconte ce que son père a vécu l’hiver, dans la forêt, alors qu’il « se promenait seul à la recherche de petit gibier quand il a entendu une voix lui parler. Il a d’abord cru que quelqu’un était là, mais personne. C’est une épinette blanche qui lui parlait ». C’est à partir de cette histoire qu’elle a écrit les vers :

« Mes sœurs/ les quatre vents/ caressent une terre/ de lichens et de mousses/ de rivières et de lacs,/ là où les épinettes blanches/ ont parlé à mon père. »

Lors de l’évangélisation des Autochtones, on a combattu ces croyances que l’on considérait comme superstitieuses. Mais bien souvent elles ont survécu, parallèlement aux nouvelles croyances chrétiennes. Ce fut le cas chez les Innus, qui vivent au Québec et en partie au Labrador.

La poésie de Joséphine Bacon nous le rappelle.

Normand Charest pour les Publications du Graal

http://messagedugraal.org

À Propos de l'auteur

Partagez sur votre réseau

Vous souhaitez vous afficher?

Devenez membre et publiez sur MaCommunaute.ca

Devenir membre