La science étudie depuis quelques décennies les phénomènes de communication indéniables entre les plantes. Et pourtant, les plantes ne possèdent pas de cerveaux ou de systèmes nerveux qui permettraient une forme de conscience.
Voici quelques exemples de communication entre les plantes. Lorsqu’une plante est attaquée par des insectes, elle émet des composés chimiques volatils que les autres feuilles de la même plante perçoivent comme un avertissement de se protéger. Elles produisent alors des composés chimiques qui les rendent désagréables à manger ou franchement nuisibles aux insectes prédateurs.
Cet avertissement chimique est aussi perçu par les plantes voisines de même espèce. Des expériences ont démontré que ce phénomène existe non seulement chez les arbres, comme les érables et les saules, mais aussi chez les plantes herbacées comme l’orge.
Le livre de Daniel Chamovitz, Ph. D., What a Plant Knows. A Field Guide to the Senses (2012), explore ainsi de manière scientifique les « sens » des plantes qui leur permettent de voir, de sentir, de ressentir, d’entendre, de savoir où elles se trouvent et de souvenir. Tout être vivant possède des sens, même très rudimentaires, à partir déjà des cellules primitives.
L’auteur de ce livre, lui-même homme de science, nous permet de jeter un regard nouveau et moins superficiel sur les notions de « sens » et de « conscience », sans verser dans l’anthropomorphisme dont pourraient l’accuser ses pairs (l’anthropomorphisme est défini comme la tendance à accorder des qualités, des réactions humaines à des animaux, à des choses ou à des phénomènes.)
Ce que l’on peut retenir de ces communications entre les plantes est que la collaboration (ce qui lie, relie et qui est bénéfique aux deux parties) est une part fondamentale des lois de la nature, et non seulement la compétition (dont le but est d’améliorer constamment les espèces en forçant chaque individu à donner le meilleur de lui-même).
Si l’on nous permet d’ajouter un élément spirituel qui n’est pas de nature scientifique, nous pourrions ajouter que les lois qui régissent les univers sont issues de la Volonté du Créateur, une volonté qui est inséparable de l’amour. Un amour qui se manifeste ici sous forme de collaboration et d’une obligation de mouvement qui assure la santé de l’ensemble ainsi que de chaque individu qui en fait partie.
Normand Charest pour les Publications du Graal