« Certes, c’est un sujet merveilleusement vain, divers et ondoyant, que l’homme. » (*)
Ainsi s’exprimait Montaigne en des paroles élégantes, quoique vieillies, mais dont on comprend néanmoins l’essentiel : et c’est que l’homme est déroutant.
Et pourquoi l’est-il ? Parce qu’il est la seule créature à ne pas suivre les lois constantes de la nature, qui sont aussi les lois du Créateur. Toutes les créatures suivent des voies bien tracées, seul l’homme est imprévisible ; et cela, à cause de son libre arbitre.
Son libre arbitre lui permet de faire des choix, pour le meilleur et pour le pire. Dans le meilleur des cas, il peut élever son entourage, en même temps qu’il s’élève. Dans le pire : eh bien, le monde que l’on connaît nous donne suffisamment d’exemples de ce « pire ».
Leçon de la garderie : les conséquences
L’homme peut-il ainsi mal agir sans qu’il y ait de conséquences ? Assurément non. Même les enfants de la garderie savent qu’il y a des « conséquences » à leurs actes. On leur apprend heureusement cela. Dommage que beaucoup choisissent de l’oublier à l’âge adulte.
Les conséquences reviennent dans le même genre que ce que nous avons semé, et nous devons en récolter les fruits. C’est là une des lois constantes qui régissent l’univers. Et ces conséquences sont le secret du karma ; ce sont les fruits du destin, qui peuvent prendre plus d’une vie pour revenir sur leurs auteurs.
Vu d’en haut, l’homme est déroutant, parce qu’il n’a pas encore compris ce que de nombreux aides et prophètes lui ont montré depuis si longtemps, et partout sur la Terre : qu’il pourrait vivre heureux et en paix, s’il se contentait de ne semer que de bonnes choses. Sa persistance à semer de mauvaises semences crée les malheurs continuels qui l’accablent.
Normand Charest pour les Publications du Graal
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* Essais, livre I, chapitre I.