Région

Sélectionnez une ville/municipalité

Thématique

Sélectionnez un sujet

Connexion
Membre

Chronique

Pour les anciens Vikings, la parole représentait une grande source de pouvoir et même de puissance magique. Ils affirmaient même qu’être poète représentait le plus grand des appels.

Odin lui-même, père de Thor et premier des dieux, était le maître de la poésie : il en possédait l’élixir, comme une potion merveilleuse. De temps en temps, il en offrait à de rares humains.

Beaucoup d’autres peuples, dont les Amérindiens, croyaient de la même façon au pouvoir de la parole. Ils ressentaient l’influence déterminante qu’elle pouvait avoir, non seulement sur l’entourage, mais aussi sur nos destins individuels. Parce que les répercussions des paroles – comme celles des pensées et des actes – reviennent toujours, comme un écho, à leur auteur.

Ceux qui prenaient conscience de ce pouvoir l’utilisaient avec précaution, comme s’il s’agissait d’une arme tranchante ou d’un feu puissant. Par conséquent, ils « tournaient leur langue sept fois avant de parler » et « tenaient leur parole », comme nous le rappellent ces vieilles expressions.

Cette conscience de la parole a été depuis longtemps oubliée. En diluant la langue jusqu’au bavardage, l’ancien élixir a perdu de sa force. De plus, en remplaçant la « parole donnée » par la ruse, on l’a encore plus dénaturée.

Normand Charest pour les Publications du Graal 

www.mondedugraal.org

À Propos de l'auteur

Partagez sur votre réseau

Vous souhaitez vous afficher?

Devenez membre et publiez sur MaCommunaute.ca

Devenir membre