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Communiqué



Montréal, le 30 novembre 2006 – Projet Montréal dénonce
avec force le double transfert de richesse des « pauvres » vers
les « riches » auquel procède l’administration Tremblay-Zampino
par le biais du budget 2007 de la Ville de Montréal.


Le premier allègement du fardeau fiscal des uns et
alourdissement de celui des autres résulte de l’entrée en vigueur
du nouveau rôle d’évaluation. Parce que la hausse de la valeur
des immeubles sur leur territoire a été moins élevée que la
moyenne de l’île, les 10 arrondissements qui, avant 2002, étaient
des municipalités indépendantes, voient en 2007 leur fardeau
fiscal baisser de 3 542 600 $. Les documents déposés ne
permettent pas de connaître l’allègement auquel ont droit les
quinze villes reconstituées. Ce montant peut toutefois être
évalué à 1,5 M$ portant à 5 M$, environ, la réduction fiscale à
laquelle ont droit ceux qui, en 2001, avaient massivement porté
Gérald Tremblay au pouvoir. Par contre, les 9 arrondissements
issus du démembrement de l’ancienne Ville de Montréal font
aujourd’hui face à une hausse de taxes de 2 399 000 $.


Soulignons que la situation est particulièrement cruelle
dans les arrondissements Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension
et Sud-Ouest, qui connaissent chacun une hausse de taxes de 1,4
M$. Or, le premier de ces deux arrondissements est le plus pauvre
de la ville, avec un revenu moyen des ménages de 34 240 $ (2000),
alors que le second accueille aussi une population parmi les
moins fortunées (revenu moyen des ménages de 41 716 $ en 2000).


L’autre façon par laquelle ce budget 2007 constitue un
transfert du fardeau fiscal des plus fortunés vers les moins
fortunés est la manière choisie pour augmenter de 13 M$ le budget
de la Société de transport de Montréal (STM). La Ville pouvait
soit augmenter de ce montant sa dotation à la STM, soit hausser
les tarifs. En optant pour une augmentation de la dotation,
l’essentiel des 13 M$ aurait été payé par les entreprises
montréalaises et par les populations les plus fortunées de l’île.
Quant à la seconde option, celle d’une hausse des tarifs, elle
signifie plutôt de faire reposer l’essentiel du fardeau sur les
épaules des ménages et individus les moins fortunés de l’île,
parce que ceux-ci sont nettement surreprésentés parmi les usagers
du transport collectif. Dans son budget 2007, l’administration
Tremblay-Zampino fait son choix : elle gèle au niveau de 2006 la
dotation de la Ville à la STM et impose une hausse générale des
tarifs, laquelle, notamment, portera à 65 $ le coût de la CAM à
partir du premier janvier prochain.


Projet Montréal exige que le budget soit corrigé pour
annuler les hausses de taxes imposées aux arrondissements de
l’ancienne Ville de Montréal ainsi que les hausses annoncées des
tarifs de la STM. À défaut de quoi, la population montréalaise
sera en droit de se demander pour qui travaille Gérald Tremblay.


Projet Montréal est un parti municipal populaire, financé,
contrôlé et orienté par sa base, dans une démarche de démocratie
participative. Ses membres proposent à la population montréalaise
de se réunir autour d’un projet de développement urbain
équitable, durable et enthousiasmant visant à construire l’avenir
de Montréal.


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