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Communiqué



La Ligue des droits et libertés est très déçue du projet de
loi annoncé aujourd’hui par la ministre de la Culture, des
Communications et de la Condition féminine, Madame Christine
Saint-Pierre.«Pendant que des droits essentiels à l’atteinte de
l’égalité réelle tels que les droits au logement, à un revenu
décent ou à la santé demeurent les parents pauvres de la Charte,
le gouvernement se limite à réaffirmer par clauses
interprétatives une égalité formelle aux femmes, égalité qui est
déjà garantie par la Charte», souligne Me Nicole Filion,
coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés (LDL).


Pourtant en 2003, lors du bilan des 25 ans de la Charte
québécoise des droits et libertés, la Commission des droits de la
personne et des droits de la jeunesse recommandait que le
gouvernement du Québec accorde aux droits économiques et sociaux
le même statut que les droits civils et politiques.«Le gage pour
un meilleur accès à l’égalité des Québécoises de toutes origines
est de leur accorder les conditions pour atteindre réellement le
respect de tous leurs droits», précise Me Filion de la LDL.


En outre, depuis le début des audiences de la Commission
Bouchard-Taylor, bon nombre d’intervenant-e-s, dont la Ligue hier
matin, y sont allés de diverses propositions pour bonifier le
contenu de la Charte québécoise.«La précipitation avec laquelle
agit le gouvernement Charest remet en question sa volonté
d’apporter les solutions nécessaires à l’exercice de l’égalité
effective entre les femmes et les hommes», conclut la
porte-parole de la Ligue.


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