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Communiqué



Montréal, le 19 décembre 2006 – Le Réseau d’aide aux
personnes seules et itinérantes (RAPSIM) est soulagé mais inquiet
de l’annonce faite aujourd’hui par la ministre Diane Finley
concernant le financement fédéral en itinérance.Cette annonce de
270 millions $ sur 2 ans, permettra de financer de nouveaux
projets, prioritairement la construction de logements destinés
aux personnes itinérantes. Pour le RAPSIM, elle devrait aussi
continuer à soutenir l’intervention qui se mène dans les refuges,
les centres de jour et dans la rue, ce qui est loin d’être
assuré.


Le nouveau programme annoncé par la ministre Diane Finley,
l’IPLI (Initiative de partenariats de lutte contre l’itinérance)
visera à donner priorité au logement. Cette priorité inquiète le
RAPSIM. « Le logement est fondamental, mais ce n’est pas l’unique
intervention qui doit être soutenue » insiste son coordonnateur
Pierre Gaudreau.


Le RAPSIM se réjouit que le gouvernement prenne appui sur
le modèle québécois de livraison pour établir son nouveau
programme qui remplace le programme IPAC (Initiatives de
partenariats en action communautaire).Ce programme permettait au
milieu de déterminer les priorités locales et de choisir les
projets, ce qui doit être maintenu.


Un engagement insuffisant

Les Libéraux avait prolongé ce programme d’un an avant de
perdre le pouvoir. « Déjà, en terme d’engagement note le RAPSIM,
les conservateurs font mieux avec un financement sur deux ans.
Toutefois, par année, l’engagement des conservateurs est le même
que l’IPAC actuel qui donnait près de 7,8 millions $ à Montréal
en 2006-2007 ». Le RAPSIM revendiquait pourtant 21 millions $ par
année pour Montréal, pour les 3 prochaines années. Cette demande
se justifie par l’ampleur des besoins et des coûts notamment pour
développer des projets de logements sociaux destinés à la
population itinérante.


« Cette nouvelle à l’approche de Noël est probablement une
bonne nouvelle. On verra si l’argent sortira à temps pour éviter
la rupture de services au 31 mars 2007. Il faut absolument que le
nouveau programme maintienne une diversité d’intervention, pas
juste en logement, insiste Pierre Gaudreau,en promettant la
collaboration et la vigilance de son regroupement de 73
organismes actifs en itinérance à Montréal ».


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