Région

Sélectionnez une ville/municipalité

Thématique

Sélectionnez un sujet

Connexion
Membre

Communiqué

Montréal – 13 septembre 2017. Après la faillite de l’entrepôt de Canvyl à Lachine et devant le spectre que plusieurs tonnes de fibres de plastique se retrouvent à l’enfouissement, le GRAME – Groupe de recherche appliquée en macréocologie a pris en charge la liquidation et la valorisation de la marchandise de l’entrepôt. C’est ainsi que plusieurs conteneurs de vinyle, bannières, textiles de rembourrage et autres tissus spécialisés ont été liquidés à des prix modiques à des entrepreneurs, citoyens et organisations diverses.

Cette initiative a notamment permis la mise en place de projets collaboratifs, comme la fabrication de sacs réutilisables inspirés de l’initiative australienne Boomerang Bags qui mobilise les communautés par la valorisation de fibres plastiques et tissus. Des dizaines de créateurs y ont également trouvé leur compte et plus de 220 tonnes de différents matériaux ont déjà trouvé preneur. Du pêcheur au fabricant de décors et de l’agriculteur à l’exportateur de polyester en passant par l’artisan récupérateur, des centaines de personnes ont été enchantées de faire des acquisitions à prix dérisoire au bénéfice de l’organisme environnemental.

Pour Jonathan Théorêt, directeur du GRAME, cela pose à la fois la question de la responsabilité sociale des entreprises et de la valorisation des matériaux : «  d’un côté on a plusieurs milliers tonnes de déchets neufs qui se retrouvent à l’enfouissement chaque année alors que d’un autre côté de nombreuses petites entreprises, des organismes ou des initiatives citoyennes sont à la recherche de matériaux pour mener à bien leurs projets ».

Selon lui, cet exemple lachinois est le signe probant qu’il devrait exister une meilleure concertation et des meilleurs systèmes dans la gestion des matières commerciales et industrielles. Sans l’intervention in extermis du GRAME, des matériaux comme le vinyle, la polybanière et autres matières dérivées du pétrole seraient présentement sous terre pour des milliers d’années. Pour M. Théorêt, le simple fait que l’option de l’enfouissement soit envisagée est dramatique. «  Combien de dossiers comme celui-ci tombent entre deux chaises, combien d’entrepôts sont remplis de matières neuves qui prennent le chemin des ordures chaque année parce que leurs responsables n’ont pas les outils ou la volonté? », s’inquiète le directeur du GRAME. Il conclut en suggérant  qu’un guichet unique, où les entreprises pourraient se référer afin de liquider leur inventaire de manière responsable, soit créé : «  si l’on peut appeler le 811 pour libérer les urgences, le 511 pour libérer les routes, est-ce qu’il ne pourrait pas y avoir un numéro unique pour libérer les sites d’enfouissement? »

Le GRAME dispose d’une dernière semaine pour liquider les milliers de mètres de tissus et bannières qui n’ont pas trouvé preneurs. Une journée porte ouverte aura lieu le vendredi 15 septembre de 8 h à 16 h au 855 avenue du Pacifique à Lachine. Toute personne intéressée à se procurer des textiles ou bannières à prix modique peut contacter le GRAME.

Pour plus d’informations :
www.grame.org/liquidationtextile.html

 

***

À propos du GRAME

Le GRAME – Groupe de recherche appliquée en macroécologie est un OBNL indépendant et multidisciplinaire fondé en 1989 et situé à Lachine Montréal. Par la promotion des énergies renouvelables, de l’aménagement urbain et des transports durables, de l’efficacité énergétique et de l’utilisation d’incitatifs économiques en gestion de l’environnement, il œuvre à la promotion du développement durable et d’une plus grande prise en compte des impacts écologiques des activités humaines. Le GRAME, dans sa conception de l’écologie, tient compte, notamment, du long terme et des enjeux globaux, dont celui des changements climatiques, dans une perspective macroécologique et d’équité intergénérationnelle.

À Propos de l'auteur

Partagez sur votre réseau

Vous souhaitez vous afficher?

Devenez membre et publiez sur MaCommunaute.ca

Devenir membre