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Communiqué


Québec, le 6 février 2015 – Au
sortir des consultations particulières auxquelles ont participé le
Réseau des Conférences régionales des élus (CRÉ) du Québec, la
Fédération québécoise des municipalités, l’Union des municipalités du
Québec et la Coalition Touche pas à mes régions, le constat est clair :
l’ensemble des acteurs concernés demande que les moyens soient donnés
aux élus municipaux pour conserver un lieu de concertation régionale de
façon à ce qu’ils puissent s’acquitter pleinement de leurs
responsabilités en matière de développement culturel, social et
économique.


Pour le Réseau des CRÉ, la démonstration n’est plus à faire. M.
Jean-Maurice Matte, porte-parole du Réseau des Conférences régionales
des élus, déclare: « La majorité des régions veulent maintenir une
instance régionale qui puisse renforcer l’action locale et qui leur
permettra d’assurer leur plein potentiel de développement. Mais pour ce
faire, des argents doivent être disponibles pour exercer les
responsabilités de concertation régionale et d’organisation
partenariale». Il ajoute du même souffle: « Le palier régional se veut
un niveau pertinent d’action publique. Il est clairement plus
avantageux, en temps et en argent, de planifier et de coordonner une
partie de nos actions communes à cette échelle. Le but n’est pas
d’imposer un cadre restrictif aux municipalités, mais plutôt de leur
donner toutes les chances d’agir en complémentarité et d’optimiser leurs
ressources».


Le Réseau des CRÉ ne s’oppose pas au changement proposé par le
gouvernement pour renforcer l’autonomie politique des municipalités.
Mais, il s’inquiète que le projet de loi oppose la gouvernance de
proximité à la nécessaire concertation régionale. L’ensemble des
regroupements des élus est d’ailleurs venu dire au gouvernement qu’il
n’y avait pas lieu de créer cette opposition. «À l’instar de nos
collègues, nous pensons que nous devons préserver la solidarité et la
collaboration qui se sont développées grâce à la concertation régionale.
Le gouvernement doit reconnaître formellement les instances régionales
qui se recréent d’une façon ou d’une autre dans les régions et leur
accorder un soutien financier», de conclure le porte-parole du Réseau.

Extraits des mémoires déposés par les différents groupes représentants les municipalités et les régions du Québec:


RCREQ: (page 9 du mémoire)

«Nous dégageons de notre expérience de concertation et de développement
des dix dernières années que, là où les régions souhaitent poursuivre la
concertation et le développement régional, la nouvelle formule de
gouvernance doit préserver les capacités opérationnelles pour gérer les
mandats et assurer le déploiement des projets régionaux. Pour ce faire,
il doit exister un outil régional fort, assorti de moyens financiers
permettant d’assurer le plein potentiel de développement de la région.»


FQM: (page 5 du mémoire)

Recommandation 2:

«Que les MRC puissent se doter d’une instance régionale, laquelle
organisation mandataire deviendrait l’interlocutrice privilégiée auprès
des tiers, incluant l’État et ses mandataires, et ce, pour les dossiers
que lesdites MRC lui confieraient.»


UMQ : (page 5 du mémoire)

«L’UMQ accueille favorablement le fait que les élus municipaux puissent
choisir les structures de développement économique local et régional les
mieux adaptées à leur réalité, que ce soit un rapatriement des
responsabilités au sein de la MRC, ou la délégation à un organisme à but
non lucratif existant ou créé à cette fin. Dans un même ordre d’idées,
l’UMQ défend la pleine autonomie des élus municipaux dans cette prise de
décisions quant aux choix de structures de développement régional et
local.»


Coalition «Touche pas à mes régions» : (page 5 du mémoire)

Pour veiller au développement et à la vitalité des régions du Québec, il
est essentiel que le gouvernement applique le principe de subsidiarité
et qu’il délègue les responsabilités au palier décisionnel le plus
approprié. Étant donné que plusieurs thématiques doivent inévitablement
être traitées à l’échelle de régions administratives, il est essentiel
que le gouvernement reconnaisse des instances de concertation et de
développement à titre d’interlocuteurs privilégiés.


 


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Renseignements

Mylène Bédard

Conseillère stratégique

Réseau des conférences régionales des élus du Québec

418 529-8475, poste 269

mylene.bedard@reseaucre.ca


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