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Communiqué


Montréal, le 7 déc. 2014 – Même s’il salue la présentation ce matin, à Montréal, du Plan d’action interministériel en itinérance 2015-2020,
le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) reste sur
sa faim quant aux mesures annoncées par le gouvernement Couillard en
matière de revenu et de logement.


Selon François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, « sur l’enjeu du
revenu, le gouvernement se contente d’un vœu pieux, soit celui
d’élaborer des mesures touchant le revenu disponible des personnes en
situation d’itinérance, dont les personnes seules ». Il se questionne :
« Qu’est-ce que ça signifie concrètement? Le gouvernement veut-il oui ou
non augmenter les prestations d’aide sociale qui, dans le cas de la
majorité des prestataires, sera encore au niveau indécent de 620 $ par
mois en 2015? On ne pouvait s’attendre à moins qu’à une augmentation
substantielle de cette somme dans un plan d’action sur cinq ans »


Sur le logement, le FRAPRU avoue que le document est plus précis, en
confirmant qu’en 2014-2015,  500 logements seront réservés aux personnes
itinérantes ou à risque de le devenir, dont 240 à Montréal, une
centaine à Québec et quelques dizaines à Gatineau.
C’est sur l’avenir que l’organisme se pose plus de questions. « C’est
beau de dire qu’à partir de 2015-2016, au moins 10 % des logements
prévus annuellement avec le programme AccèsLogis seront réservés aux
personnes itinérantes ou sur le bord de l’itinérance, mais de combien de
logements parle-t-on? Absolument rien n’est présentement assuré quant à
l’avenir de ce programme qui est le seul qui permette présentement le
financement de nouveaux logements sociaux au Québec », affirme François
Saillant.


Le coordonnateur du FRAPRU ajoute : « Le Plan d’action aurait pu et
aurait dû être plus ambitieux, surtout s’il prétend agir en prévention
de l’itinérance. Au Québec, 108 500 ménages locataires, principalement
des personnes seules, engloutissent, mois après mois, plus de 80 % de
leur revenu pour se loger, dont 53 000 à Montréal, 8500 à Québec et 3900
à Gatineau. Quand tu consacres un
pourcentage aussi disproportionné de ton revenu au logement, au
détriment de tes autres besoins essentiels, tu es à risque immédiat
d’itinérance. Le gouvernement ne peut se contenter de demi-mesures face à
un problème de cette ampleur. »


Le FRAPRU se réjouit finalement de la volonté gouvernementale de
faciliter l’acquisition et la rénovation de maisons de chambres et de
hausser le financement du soutien communautaire en logement social. Il
se questionne cependant sur la hauteur des sommes qui seront consacrés à
ces deux volets d’intervention.


 



SOURCE Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)


Renseignements : François Saillant (514) 919-2843, www.frapru.qc.ca, @FRAPRU

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