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Communiqué

Un bon plan, mais des moyens insuffisants


Montréal, le 7 déc. 2014- Plus de neuf mois après
l’adoption de la Politique nationale de lutte à l’itinérance, la
Ministre déléguée aux services sociaux Lucie Charlebois
a enfin rendu public le Plan d’action interministériel lui faisant
suite. S’il comprend des mesures intéressantes du côté du logement, de
la santé et de la lutte à la judiciarisation, ce plan d’action
interministériel ne comporte pas toutes les mesures identifiées comme
essentielles par la Politique. Du côté des investissements, le RSIQ
salue les 4,6 Millions de dollars additionnels et récurrents annoncés
par la Ministre, montants qui contribueront à consolider de nombreux
projets à l’échelle du Québec. Dans un contexte d’accroissement et
d’aggravation de l’itinérance et de la précarité, ces investissements
sont bienvenus, mais malheureusement bien insuffisants.


Des bons coups en logement et en lutte à la judiciarisation
Le
plan d’action interministériel se déploie sur les cinq axes
prioritaires de la Politique : revenu, logement, santé et services
sociaux, éducation et insertion, et finalement judiciarisation et
cohabitation sociale. Certains axes se sont déclinés dans des mesures
pertinentes et essentielles, notamment l’axe logement, avec l’engagement
de construction de 500 unités de logement social réservées aux
personnes itinérantes pour cette première année de déploiement pour un
investissement de 42 Millions de dollars. Le soutien à la rénovation des
maisons de chambre est également salué alors que le parc locatif
accessible et salubre se réduit comme peau de chagrin. Du côté de la
lutte à la judiciarisation des personnes itinérantes, même satisfaction
compte tenu des nombreuses mesures qu’il comporte dont des mesures
encourageant l’aménagement urbain inclusif, la consolidation des centres
de jour, des actions contre le profilage social, etc.


Le revenu et la réinsertion : des axes à bonifier
Alors que
la Politique insiste sur la nécessité de travailler sur l’accès et le
rehaussement du revenu afin de lutter contre l’itinérance, il semble que
le rehaussement de ce revenu ne soit toujours pas à l’ordre du jour.
Alors qu’en 2014 il est impossible de vivre décemment avec l’allocation
de dernier recours, le RSIQ aurait espéré que des mesures dans le sens
d’une augmentation tangible du revenu soient prévues. Même bémol du côté
des programmes de réinsertion qui gagneraient à être plus nombreux,
flexibles et accessibles afin de permettre aux personnes en rupture
sociale ou professionnelle de se réengager dans des pratiques porteuses
de sens et de dignité.


Pour que les espoirs ne soient pas déçus…
Bien que le RSIQ
reconnaisse que le plan d’action interministériel, piloté par le
Ministère de la Santé et des services sociaux (MSSS), est fidèle aux
principes et à la vision de la Politique, il aurait profité de moyens
plus ambitieux, permettant d’agir en profondeur sur les causes
structurelles de l’itinérance. « La Politique nationale de lutte à
l’itinérance annonçait en février dernier un message d’espoir. Le Québec
a les moyens d’endiguer l’itinérance, et il importe que nos
gouvernements prennent leurs responsabilités dans ce dossier
. » a déclaré Anne-Marie Boucher, coordonnatrice du RSIQ.



SOURCE Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ)


Renseignements : Anne-Marie Boucher, Coordonnatrice du RSIQ: 514-659-4733 / coordination@rsiq.org

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