Le lundi 8 décembre 2014
Plan d’action interministériel en itinérance – Un bon plan avec des moyens… qui seront à bonifier
Montréal, le 7 déc. 2014 – Le Plan
d’action interministériel en itinérance du gouvernement du Québec
dévoilé ce matin contient plusieurs bonnes pistes d’actions, mais ses
moyens sont largement insuffisants. Pour le Réseau d’aide aux personnes
seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) il y a fort à craindre que ce
plan ne réussisse pas à endiguer l’accroissement de l’itinérance, qui
est constaté année après année, tant à Montréal que dans plusieurs
régions.
Les organismes en itinérance attendaient avec impatience la sortie de ce
Plan d’action, qui doit déployer la Politique nationale de lutte à
l’itinérance adoptée en février dernier. Le RAPSIM se réjouit de la
cohérence dans la vision globale que l’on retrouve dans la Politique
adopté sous le PQ et le Plan d’action adopté par les Libéraux.
Parmi les mesures intéressantes du plan annoncé par la ministre Lucie Charlebois,
le RAPSIM relève le développement du logement social avec soutien
communautaire, dont 500 unités sont prévues pour sans-abri cette année,
un investissement significatif de 43 millions $.Cependant la révision
des programmes en cours à Québec menace le développement de cette action
essentielle pour prévenir et réduire l’itinérance.
Au niveau de la santé et des services sociaux, la somme de 6 millions $
annoncée par la ministre permettra de consolider et développer des
services importants, tant dans le réseau institutionnel que
communautaire.
Des pistes d’actions intéressantes se retrouvent aussi au niveau de la formation, de même qu’au niveau de la cohabitation.
« Là où le plan fait cruellement défaut c’est avec son inaction au
niveau du revenu. Aucune mesure n’est prévue pour améliorer le revenu
des personnes seules et adapter les programmes pour favoriser la
réinsertion sociale « a souligné le coordonnateur du RAPSIM, Pierre Gaudreau.
La Politique nationale de lutte à l’itinérance identifie pourtant bien
cette question comme étant une cause importance de l’itinérance et une
action à mener pour la prévenir et la réduire.
Le RAPSIM travaillera pour que celui-ci serve de levier pour obtenir des
actions et des engagements supérieurs dans la lutte à l’itinérance. « Pour
que ce plan fasse progresser la lutte à l’itinérance, cela prendra des
investissements dans les programmes sociaux beaucoup plus importants, ce
qui n’est clairement pas les choix qui se font actuellement par le
gouvernement du Québec» a déploré le coordonnateur du RAPSIM, Pierre Gaudreau.
SOURCE Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM)
Renseignements : Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de
Montréal (RAPSIM), Pierre Gaudreau, coordonnateur, tél : 514 879-1949
cell : 514 603-1949
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