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Communiqué


Montréal et Québec, le 27 nov. 2014 – Le Regroupement des comités logement et associations de
locataires du Québec (RCLALQ) a lancé ce jeudi sa campagne Assez d’être
mal logé.e.s!, en simultané à Montréal et à Québec. Par cette campagne
de luttes et de mobilisations, il souhaite attirer l’attention sur les
problèmes de logement rencontrés par les locataires et obtenir des gains
qui vont dans le sens du droit fondamental à un logement sain, bon
marché, accessible et sécuritaire pour tous et toutes. Pour l’occasion
la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées
du Québec (FAFMRQ) ainsi que l’R des centres de femmes du Québec, ont
joint leur voix à celles du RCLALQ pour rappeler au ministre responsable
de l’habitation, Pierre Moreau, que le logement est essentiel et qu’il y a nécessité de le protéger.


Locataires mal-logé.e.s!
Selon le RCLALQ, des centaines de milliers
de locataires au Québec ne peuvent pas se loger dans des conditions qui
respectent la dignité humaine.
« Flambée du coût des loyers,
logements insalubres, incapacité de se trouver un logement pour cause de
discrimination, droit au maintien dans les lieux menacé par les
pressions et le harcèlement de propriétaires qui veulent relouer les
logements plus chers ou les transformer en condominiums, effritement du
parc locatif. Tout ça fait de plus en plus de mal-logé.e.s », plaide
Martin Thériault, porte-parole du RCLALQ.


Le RCLALQ souligne que les personnes les plus vulnérables sont les plus
sévèrement touchées par l’état actuel du marché locatif, ménages à
faible revenu, personnes assistées sociales, femmes, familles
monoparentales, étudiant.e.s, personnes immigrantes, seules ou
monoparentales. Monsieur Thériault rappelle que les loyers ont augmenté
en moyenne de 41 % au Québec entre 2000 et 2013. « Les ménages locataires sont étranglés par les augmentations abusives de loyer qui se répètent année après année ».


Lorraine Desjardins, porte-parole de la
Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du
Québec (FAFMRQ) rappelle que « les familles monoparentales arrivent au
deuxième rang, après les personnes seules, parmi les ménages qui
consacrent une trop grande part de leur revenu pour se loger; en 2011,
plus du tiers des familles monoparentales payaient plus de 30 % de leur
revenu en loyer, alors que 14,2 % d’entre elles y consacraient plus de
50 % ». De son côté, Carolle Mathieu,
présidente de l’R des centres de femmes du Québec souligne que « le coût
élevé des loyers ainsi que la pénurie de logements, surtout dans les
régions éloignées, empêchent les femmes de sortir du cycle de la
violence. Elles demeurent dans des relations abusives, car elles ne
peuvent se trouver un autre logement ».


Le RCLALQ déplore également que la Régie du logement, l’instance chargée
de protéger les ménages locataires, faillit à sa tâche. « La Régie
devrait encadrer la recherche de logement, freiner l’érosion du parc
locatif et permettre aux locataires de trouver justice face aux abus des
propriétaires dans des délais raisonnables! » déclare Nicole Dionne
du Bureau d’animation et information logement de Québec. Le RCLALQ
souligne que les délais d’audience sont démesurés, ce qui chasse les
locataires de leur chez soi, les déracine de leur milieu de vie.


Locataires en action!
Pour presser le gouvernement d’agir, le RCLALQ
portera durant sa campagne ses revendications pour le droit à un
logement sain, bon marché, accessible et sécuritaire : contrôle
universel et obligatoire des loyers, code du logement provincial,
mesures de protection du parc locatif, réduction des délais à la Régie
du logement et encadrement juridique du processus de location. Une
déclaration commune en faveur de ses revendications circulera afin
d’être signée par des organismes et des locataires à travers le Québec.


Dans le cadre de sa campagne Assez d’être mal-logé.e.s!, le RCLALQ
entend diversifier et accroître les moyens d’action. Au cours des
prochains mois, il dévoilera ses statistiques sur les atteintes au parc
locatif et sur les hausses de loyer, distribuera des dizaines de
milliers de dépliants informant les locataires de leur droit de refuser
une augmentation de loyer, organisera des actions de mobilisation en
février et en mars et soulignera la Journée des locataires lors d’une
manifestation nationale le 24 avril à Québec.


 



SOURCE Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ)


Renseignements : Montréal : Martin Thériault, RCLALQ, 514-781-2220
Québec : Nicole Dionne, Bureau d’animation et information logement,
418-523-8365

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