Le vendredi 31 octobre 2014
Des milliers de personnes dénoncent les attaques anti-sociales et revendiquent une meilleure redistribution de la riches
Montréal, le 31 oct. 2014 – En ce jour de l’Halloween,
des milliers de personnes en provenance de différentes régions du
Québec manifestent dans les rues du centre-ville de Montréal pour
dénoncer l’horreur des mesures d’austérité budgétaire dont la mise en
œuvre s’est accélérée depuis l’arrivée du gouvernement Couillard.
L’événement est organisé par la Coalition opposée à la tarification et à
la privatisation des services publics.
Travailleurs et travailleuses, personnes sans-emploi, étudiantes et
étudiants, personnes retraitées et membres de nombreux groupes sociaux
ont crié leur colère devant les coupes qui se succèdent dans la
quasi-totalité des services publics et des programmes sociaux, en raison
des compressions majeures imposées dans le dernier budget libéral.
La Coalition rappelle que la population vit déjà avec les conséquences
des mesures de tarification, de privatisation et des compressions
imposées dans les dernières années. Elle dénonce les inégalités sociales
croissantes issues des politiques néolibérales appliquées au Québec ces
dernières années. À son avis, l’austérité budgétaire du gouvernement
Couillard sert des intérêts qui ne sont pas ceux de la majorité de la
population.
Les groupes sociaux s’inquiètent des impacts à long terme des
compressions budgétaires. «Une fois l’équilibre budgétaire revenu, il
serait surprenant que le gouvernement se mette à réinvestir. Le
gouvernement justifie sa politique budgétaire en citant les intérêts des
générations futures, mais actuellement, il détruit le filet social dont
celles-ci pourraient bénéficier », affirme Véronique Laflamme,
co-porte-parole de la Coalition.
Les mesures d’austérité : un massacre annoncé
« Quand les
compressions sont rendues à toucher les personnes handicapées, à couper
dans l’aide sociale, à nuire à la protection des espèces menacées, à
réduire des services aux jeunes en difficulté à diminuer le nombre de
bains que reçoivent des malades, c’est qu’il n’y a plus de gras à
couper » dénonce Mme Laflamme. Elle
ajoute que les compressions s’attaquent à la dignité des personnes et
contreviennent aux obligations internationales du Québec en matière de
respect des droits humains, particulièrement en ce qui a trait aux
droits économiques et sociaux.
La Coalition précise que les femmes œuvrent majoritairement dans les
secteurs de services et seront donc nombreuses à être affectées par les
coupes annoncées. Elle craint également que la diminution du soutien de
l’État, dans l’attribution de soins et dans les services sociaux, ainsi
que la révision annoncée des politiques familiales, se traduisent par
une augmentation de la charge domestique des femmes et leur retour dans
des rôles féminins traditionnels, ce qui augmenterait l’inégalité
hommes-femmes.
La révision de la fiscalité, la vraie urgence
Rappelant que le
seul prétexte pour sabrer de la sorte dans les dépenses publiques est
le retour à l’équilibre budgétaire en 2015-2016, la Coalition a réitéré
que l’atteinte du déficit zéro pouvait attendre. Elle soutient que les
compressions actuelles ne sont que la pointe de l’iceberg comparées à
celles déjà annoncées pour le prochain budget. « Il faut arrêter le
rouleau compresseur, maintenant, et nous sommes déterminés à le faire » a
déclaré Kim De Baene, aussi co-porte-parole de la Coalition.
Au lendemain des dernières consultations publiques de la Commission
d’examen sur la fiscalité québécoise, les groupes sociaux sont
dubitatifs face au résultat du supposé «dialogue social» promis.
« Pendant que les consultations de la commission sur la fiscalité
suivaient leur cours, le ministre Leitao lui, évoquait la privatisation
des services », remarque Mme De Baene.
Elle trouve révélateur que le gouvernement ait confié à une commission
le mandat de couper 3,2 milliards$ pendant qu’une autre devait trouver
un maigre 650 millions$ de revenus en révisant les dépenses fiscales. La
Coalition a identifié plusieurs solutions fiscales et budgétaires qui
permettraient de mieux financer les services publics et les programmes
sociaux et ainsi permettre à la population de vivre dignement. Du côté
de la fiscalité de nombreuses mesures ne bénéficient qu’aux plus riches
et aux grandes entreprises selon la Coalition.
Des personnes en provenance de la Montérégie, de
Québec-Chaudière-Appalaches, de la Mauricie, de l’Outaouais, de
l’Estrie, de l’Abitibi, de la Mauricie participent à la manifestation.
En plus de ceux des 85 groupes composant la Coalition, des membres de la CSN, de la FTQ et de la CSQ y sont. Des mobilisations régionales simultanées se tiennent à Rimouski, Jonquière, Baie-Comeau, La Tuque, Sherbrooke et aux Îles de la Madeleine.
SOURCE Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
Renseignements : et demandes d’entrevues: Véronique Laflamme,
418-956-3403; Kim De Baene, 514-222-4912, Co-porte-parole de la
Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services
publics; Médias anglophones : Joël Pedneault, 514-441-9113; www.nonauxhausses.org, www.facebook.com/nonauxhausses, @nonauxhausses #31octobre #10milliards
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