Le vendredi 22 août 2014
Commission parlementaire sur le projet de loi 3 – « Inacceptable, bâclé et malhonnête » – Yves Francoeur
Québec, le 21 août 2014 – Le président de la Fraternité des
policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur, a livré
aujourd’hui son témoignage devant la commission parlementaire étudiant
le projet de loi 3 sur les régimes de retraite. D’entrée de jeu, Yves
Francoeur s’est questionné sur les véritables intentions du
gouvernement. « Si le projet de loi vise effectivement à assainir les
régimes de retraite, pourquoi le gouvernement touche-t-il au régime de
retraite des policiers de Montréal ? Notre caisse est capitalisée à
106% et vous voulez qu’on en assainisse la santé financière !? » a-t-il
lancé.
La Fraternité a tenu à rappeler que la ville de Montréal a pris un congé
de cotisation de 500 millions $ qui vaudrait aujourd’hui 900 millions
$. « Qu’a fait la ville de Montréal avec cet argent ? On en a eu pas
mal d’indices à la commission Charbonneau» soutient Yves Francoeur.
En adoptant le projet de loi dans sa forme actuelle, le gouvernement va
créer un problème majeur de recrutement de jeunes policiers pour la
ville de Montréal parce que la rémunération globale des policiers sera
meilleure ailleurs soutient la Fraternité. « Dans son empressement à
réclamer un projet de loi au gouvernement du Québec, le maire de
Montréal a oublié cet élément crucial. En diminuant de façon
importante la rémunération globale des policiers de Montréal, le maire
Coderre va les renvoyer en queue de peloton au classement comparatif
des policiers du Québec et du Canada».
La rémunération globale devrait être au cœur du projet de loi, afin que
la diminution des conditions de retraite soit compensée par une hausse
de salaire équivalente. Le projet de loi 3 doit être complètement
refondu, notamment pour que la rémunération globale prenne toute la
place qui lui revient. Depuis des années, c’est un principe fondamental
en relation de travail. « Les élus considèrent d’ailleurs que ce
principe devrait s’appliquer à leurs propres conditions globales.
Prétendre en priver les employés municipaux et les policiers de
Montréal est indécent » a ajouté Yves Francoeur.
La Fraternité a aussi dénoncé les faux discours des maires et du
gouvernement qui lancent des appels à la négociation. « Il ne reste
rien à négocier, le projet de loi fixe tout les paramètres importants
de la négociation. Où est la libre négociation quand tout est imposé
?» se questionne Yves Francoeur.
SOURCE Fraternité des policiers et policières de Montréal
Renseignements :
Martin Desrochers
Directeur des communications et de la recherche
Fraternité des policiers et policières de Montréal
514 527-4161 #235
Cell : 514 913-070
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