Le jeudi 19 juin 2014
Charge virale et transmission du VIH, un consensus provincial salué par la COCQ-SIDA
MONTRÉAL, le 18 juin 2014 – La COCQ-SIDA salue le consensus
d’experts publié par l’Institut national de santé publique du Québec et
appuyé par un avis du Ministère de la Santé et des Services sociaux.
Ce consensus stipule qu’à charge virale indétectable et sous certaines
conditions, le risque de transmission du VIH au sein des couples
sérodifférents (l’un des partenaires est séropositif), qu’ils soient de
même sexe ou non est réduit à un niveau qualifié de « négligeable ou
très faible » pour des activités qui étaient précédemment considérées à
risque élevé.
En 2008, la Commission fédérale pour la santé sexuelle, en Suisse, a
émis le même type d’avis. C’est donc six ans plus tard que nos
instances de santé se prononcent sur le sujet; un peu conservatrices,
tel que leur rôle l’exige, mais toujours en avance sur les instances
fédérales et celles des autres provinces canadiennes. Par ailleurs, il
est clair que ce consensus québécois se base sur des données
scientifiques probantes et non pas, comme nous le voyons trop souvent
dans le domaine du VIH/sida, sur la peur et la désinformation.
Un tel consensus établit des balises claires pour les couples
sérodifférents et leur permet enfin de savoir ce qui doit être fait
pour préserver la santé de chacun des partenaires et pour réduire le
risque de transmission du VIH. Le consensus est sans équivoque : cette
diminution du risque s’applique autant aux couples hétérosexuels
qu’homosexuels. Du moment qu’ils répondent aux six conditions émises
par le consensus, ces couples peuvent mettre en place des stratégies de
prévention qui conviennent à leur situation, que celles-ci incluent ou
non le condom.
Évidemment, nous sommes conscients que les couples sérodifférents ne
représentent qu’une petite portion de l’ensemble des personnes
concernées par le VIH. Qu’en est-il des personnes vivant avec le VIH
qui ne sont pas en couple? Malheureusement, pour l’instant, rien n’a
été affirmé, mais nous croyons tout de même qu’elles puissent y voir
une lueur d’espoir. Quant au grand public, ce consensus pourra, nous
l’espérons, entrainer une meilleure compréhension de l’efficacité des
traitements anti-VIH sur le risque de transmission.
Ce consensus est un pas en avant qui nous rassure sur les intentions de
nos instances publiques de santé de baser leur décision sur les données
scientifiques les plus récentes. Ainsi, nous sommes confiants et
travaillerons à ce que ce consensus évolue et qu’éventuellement, des
balises claires soient établies pour tous et toutes.
À propos de la COCQ-SIDA
Regroupement d’organismes communautaires québécois de lutte contre le
VIH/sida, la COCQ-SIDA suscite, soutient et consolide l’action
communautaire face à la lutte contre le VIH/sida sur le territoire
québécois. Elle solidarise les gens, unit les démarches, les actions et
les ressources impliquées pour répondre aux enjeux qui touchent les
personnes vivant avec le VIH et l’ensemble des populations à risque
d’être infectées par le VIH.
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