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Communiqué


« Deux personnes sur trois en Colombie-Britannique n’en veulent pas,
les Premières nations n’en veulent pas, les résidents de Kitimat (ville
où se trouverait le terminal pétrolier) se sont prononcés contre le
projet par référendum et même le gouvernement de cette province refuse
de donner son appui au projet», a déclaré Steven Guilbeault, directeur
principal d’Équiterre. « Le premier Ministre Harper joue à l’autruche,
sa décision dans ce dossier ne change rien au fait que ce projet est
mort et que le pipeline ne sera jamais construit », a-t-il ajouté.


La décision du gouvernement Harper intervient à la suite de celle de
l’Office national de l’énergie (ONÉ) qui a donné le feu vert au projet
de la compagnie Enbridge, visant à construire un pipeline long de 1 700
km qui traverserait la Colombie-Britannique afin d’acheminer le pétrole
sale des sables bitumineux vers les marchés asiatiques. La décision de
l’ONÉ comporte 209 conditions à la réalisation du projet, mais la grande
majorité des analystes s’entendent sur l’aspect peu contraignant de ces
conditions et le fait qu’Enbridge n’aura aucune difficulté à les
rencontrer.


La Colombie-Britanique a également posé une série de conditions qui
n’ont toujours pas été rencontrées par Ottawa ou l’entreprise, la
première Ministre Christy Clark a d’ailleurs déclaré à plusieurs
reprises que son appui au projet était conditionnel au respect de ces
conditions.


Rappelons que 300 scientifiques d’un océan à l’autre ont récemment
fait parvenir une lettre au gouvernement Harper lui demandant de rejeter
ce projet, sur la base d’une évaluation environnementale bâclée de la
part de l’ONÉ qui ne tenait pas compte notamment de la question des
changements climatiques.

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