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Communiqué

MONTRÉAL, le 4 juin 2014 – Les groupes ayant réclamé une
hausse de la taxe provinciale sur le tabac applaudissent le gouvernement du Québec pour avoir priorisé la santé des Québécois en augmentant la taxe de 40
cents
par paquet de 20 cigarettes, plutôt que de servir les intérêts de
l’industrie du tabac et des groupes qui l’appuient.



(Voir le communiqué complet avec graphiques et références au : http://bit.ly/1mbmqWX )



Compte tenu des progrès soutenus réalisés au Québec en termes de
réduction de la contrebande de tabac, les groupes de santé ont réclamé
une hausse de la taxe sur le tabac pour encourager la cessation et
réduire l’initiation au tabagisme chez les jeunes. En parallèle,
certaines associations de commerçants (notamment celles ayant des liens
étroits avec l’industrie du tabac) ont mené une campagne alarmiste
alléguant qu’une nouvelle hausse de la taxe allait « risquer la fermeture de centaines » de dépanneurs, et que les dernières hausses « sont venues stimuler la contrebande de tabac » malgré les estimés officiels indiquant une stabilisation du marché de
la contrebande depuis 2011.



Notons que même en tenant compte de cette hausse, le Québec demeure la
province canadienne avec le taux de taxation le plus bas.



Selon Flory Doucas, codirectrice et porte-parole de la Coalition québécoise
pour le contrôle du tabac
, « aujourd’hui le gouvernement Couillard donne raison aux autorités
sanitaires de l’OMS ainsi qu’aux experts économiques et du crime
organisé de la Banque mondiale qui soutiennent qu’il est possible
d’augmenter les taxes tout en réprimant la contrebande. C’est justement
ce qui s’est produit dans le cas de la dernière hausse de la taxe
provinciale en novembre 2012, qui n’a pas provoqué de résurgence de la
contrebande et, ce, malgré les prédictions alarmistes des groupes qui
se rallient aux positions de l’industrie du tabac. »



En effet, le budget précise qu’« alors que la part de marché de la contrebande était estimée à près de 30
% en 2009, elle a diminué à 14 % en 2013, un niveau stable depuis 2011
et
similaire à celui observé au début des années 2000. 
» Par ailleurs, les efforts de lutte contre la contrebande seront
renforcés par une injection additionnelle de 1 million $ pour notamment
financer deux nouvelles équipes d’enquête locales.



Madame Doucas ajoute que « cette hausse va non seulement générer d’importants revenus
supplémentaires — 90 millions $ en 2014-2015 et 120 millions $ en
2015-2016 — qui bénéficieront à tous les contribuables, mais résultera
aussi en des dizaines de milliers de fumeurs en moins, ce qui
provoquera d’importantes économies au niveau des soins de santé. Cette
hausse pourrait être encore plus bénéfique si une partie des nouveaux
revenus était investie dans les efforts de prévention des maladies
évitables comme celles causées par le tabagisme.



« Rappelons que les revenus des taxes sur le tabac découlent de la
consommation d’un produit singulièrement néfaste, qui ne procure aucun
bénéfice à la société et que le gouvernement a tout intérêt à
combattre. En fait, ce serait déplorable si le gouvernement n’en
consacrait pas au moins un peu plus pour assurer un meilleur
financement de la lutte contre le tabagisme qui, rappelons-le,
représente la première cause de maladies et de décès évitables au
Québec. »



Notons que le budget de la lutte contre le tabagisme (20 millions $) n’a
pas augmenté depuis 2003. Afin de seulement ajuster ce montant au taux
d’inflation depuis 2003, le budget devrait être bonifié de
4 millions $. Et pour n’atteindre que le plancher de financement
optimal recommandé par les autorités mondiales de santé, le Québec
devrait augmenter son budget de lutte contre le tabac à 40 millions $,
ce qui représente moins de 4 % des revenus générés par la taxe
provinciale sur le tabac.


































































































































Éloges pour la décision du gouvernement :

 

Selon madame Suzanne Dubois, directrice générale de la division du Québec de la
Société canadienne du


cancer, « nous applaudissons le gouvernement du Québec pour avoir décidé de
respecter le consensus


scientifique à l’effet qu’une majoration des taxes sur le tabac aura un
impact direct et important sur le


tabagisme. Avec un tiers des décès par cancer attribuables au tabagisme, il est
clair que la lutte contre le


cancer passe par la lutte contre le tabagisme. Des prix plus élevés
dissuadent les jeunes de commencer à fumer


et incitent les fumeurs à arrêter. C’est une mesure qui est bonne pour la santé des Québécois et pour
l’économie. »


 

Selon monsieur Mario Bujold, directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la
santé
, « les études

indépendantes confirment que les jeunes sont particulièrement sensibles
aux prix et malgré la disponibilité de tabac de


contrebande, ce sont en général les produits légaux qui représentent la
porte d’entrée au tabagisme


pour les jeunes. Ainsi, l’augmentation des taxes aura un impact
déterminant sur l’initiation et


l’expérimentation du tabagisme au Québec. »

 

Selon madame Dominique Massie, directrice générale de l’Association pulmonaire du
Québec
, « la hausse

des taxes représente une bonne nouvelle à cause de son effet dissuasif
sur les jeunes. Pour ceux et celles qui


sont déjà dépendants aux produits du tabac, nous espérons que cette
hausse permettra de financer la


bonification des services de soutien à la cessation. Par exemple, le
gouvernement du Québec pourrait


augmenter le seuil maximal et les modalités de remboursement des
thérapies de substitution (timbres,


gommes, inhalateurs, pastilles) et faire davantage la promotion des
centres d’abandon du tabac. »


 

Selon monsieur Alain Roy, directeur général du Réseau du sport étudiant du Québec, « en tant

qu’organisme œuvrant auprès des jeunes, nous sommes énormément
préoccupés par l’initiation au


tabagisme des enfants et des adolescents. Selon de nombreuses enquêtes
et études, les jeunes sont


particulièrement sensibles aux prix, et la plupart de ceux qui fument
consomment surtout des cigarettes


légales. C’est pourquoi nous sommes ravis de la hausse des taxes sur le
tabac annoncée dans le cadre du


budget provincial du ministre Carlos Leitão. »

 

Selon monsieur François Damphousse, directeur du Bureau du Québec de l’Association pour
les droits des


non-fumeurs, « les enfants et les adolescents étant plus sensibles aux prix que les
adultes, cette intervention


aura un impact particulièrement significatif sur les jeunes, qui seront
désormais moins disposés à tomber dans


le piège mortel de la dépendance au tabac. Bravo au nouveau gouvernement
pour avoir écouté les groupes de


santé au lieu des groupes alliés à l’industrie du tabac! »

 

Selon madame Lilianne Bertrand, présidente de l’Association pour la santé publique du
Québec
, « lorsque

le gouvernement prend une décision qui sert l’intérêt public, mais qui
risque aussi de soulever la controverse, il


importe pour les groupes comme le nôtre de le souligner. Nous
applaudissons donc le gouvernement Couillard


pour avoir annoncé dans son premier budget une hausse de la taxe sur le
tabac, une mesure de santé


publique singulièrement efficace qui pourrait également servir au
financement de nouveaux programmes de


prévention. »

 

Selon Dr André Lavallière, président de l’Association des dentistes en santé
publique du Québec,
« selon la

Banque mondiale, le relèvement des taxes représente une mesure
extrêmement efficace pour réduire le


tabagisme, car il pousse des fumeurs à arrêter de fumer, en dissuade
d’autres de commencer, réduit le


nombre d’ex-fumeurs qui rechutent et diminue la consommation de ceux qui
continuent. La décision du


gouvernement de hausser la taxe provinciale sur les produits du tabac en
est une excellente pour la santé


publique. »

 

Selon Dr Bernard Mathieu, président de l’Association des médecins d’urgence du
Québec
, « mes collègues

et moi en avons assez de traiter des patients qui souffrent de maladies
débilitantes et mortelles causées par le


tabac. Si ce n’était de leur dépendance à ce produit sans aucun effet
positif, ces pères, mères et grands-


parents vivraient en santé beaucoup plus longtemps. Les dommages causés
par le tabac sont tous évitables.


La hausse des taxes est une bonne mesure pour un gouvernement qui
cherche à réduire les coûts de santé.


Nous espérons que ce n’est qu’un début en ce qui concerne la lutte
contre le tueur numéro un des


Québécois. »

 

Selon Dr Jean Palardy, président de l’Association des médecins endocrinologues
du Québec
, « en tant que

médecins voués à l’amélioration de la santé et de la qualité de vie de
la population, nous appuyons


résolument la lutte contre la première cause de maladies et de décès
évitables dans notre société.


L’augmentation de la taxe sur le tabac représente un excellent pas dans
la bonne direction pour un


gouvernement qui cherche à promouvoir la santé des Québécois,
puisqu’elle aura un impact déterminant sur


le tabagisme. Nous félicitons le ministre Leitão et encourageons la
ministre déléguée à la Santé publique,


madame Lucie Charlebois, à procéder avec d’autres interventions de
réduction du tabagisme. »


 

Selon Dre Pierrette Michaud, administratrice de l’Association des médecins omnipraticiens de Québec, « la

hausse des taxes sur le tabac dévoilée dans le budget aujourd’hui est
une excellente nouvelle pour la santé


des Québécois. Mais en tant que revenus provenant d’une dépendance
mortelle qui empoisonne ses victimes,


ces revenus supplémentaires devraient d’abord et avant tout être
utilisés pour mieux traiter et, encore plus


important, mieux prévenir les maladies chroniques attribuables au tabac.
Ainsi, la hausse de la taxe aura non


seulement pour effet de réduire les cas de maladies cruellement
débilitantes, en diminuant le nombre de


nouveaux fumeurs et l’initiation au tabagisme chez les jeunes, mais
améliorera les soins de santé et les


programmes de prévention. »

 

Selon Dr Louis Patry, vice-président aux affaires externes de l’Association
des médecins spécialistes en


santé communautaire du Québec, « on nous répète sans cesse que les Québécois n’ont pas les moyens de se


payer les programmes dont ils bénéficient. Pendant ce temps, le Québec
est la province canadienne qui taxe le


moins les produits du tabac, des produits qui sont responsables de plus
de 1,6 milliard $ en coûts de soins de


santé par année. Même avec les revenus supplémentaires générés par la
hausse de la taxe, la société est


toujours perdante tant que le tabagisme persiste. Le ministre Leitão a
effectué un geste crucial pour la


prévention des maladies évitables, et nous osons espérer que le
gouvernement Couillard poursuivra en ce sens


avec d’autres mesures de réduction du tabagisme. »

 

Selon monsieur Yves Dussault, président de l’Association des naturopathes
professionnels du Québec
,

« notre organisme comprend l’importance que joue l’environnement physique
et social sur la santé des


individus, et donc la nécessité de politiques de santé publique
audacieuses. C’est en ce sens que nous


appuyons la hausse de la taxe provinciale sur le tabac. Nous espérons
que le gouvernement Couillard


poursuivra son engagement antitabac tout au long de son mandat. »

 

Selon Dr Alain Beaupré, président de l’Association des pneumologues de la
province de Québec, 
« il reste

encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’éradiquer l’épidémie
mortelle du tabagisme au Québec


mais aujourd’hui, nous pouvons souligner avec fierté la décision du
gouvernement d’augmenter les taxes. À cause


de cette décision, des milliers de fumeurs arrêteront et d’innombrables
jeunes ne s’initieront pas au


tabagisme. De toute évidence, le nouveau gouvernement est sur la bonne
voie en termes de prévention des


maladies et des décès évitables. »

 

Selon Dr Louis Gagnon, coprésident de Capsana, « les organismes comme nous font leur part pour

sensibiliser le public aux dangers liés au tabagisme, mais également
pour encourager et aider le plus grand


nombre de fumeurs québécois à cesser de fumer. Depuis 15 ans, plus de
380 000 personnes ont participé au


Défi J’arrête, j’y gagne! En augmentant les taxes sur le tabac, le nouveau gouvernement indique
clairement


son engagement à contribuer à la lutte contre le tabagisme. Nous
espérons que ce n’est qu’un début et qu’il


déploiera de nombreuses autres interventions en ce sens. »

 

Selon madame Nathalie Rodrigue, T.M., présidente de la Coalition Priorité Cancer au
Québec
, « le tabac

cause le tiers des cancers et demeure la plus importante cause de
maladies et de décès évitables dans notre


société, causant la mort prématurée de 10 400 Québécois et Québécoises
chaque année. Il n’existe aucun


autre produit de consommation présentement sur le marché qui se
rapproche de la mortalité liée au


tabagisme — tuant un consommateur régulier sur deux. C’est pourquoi nous
félicitons le gouvernement


Couillard pour sa décision de hausser la taxe sur le tabac : c’est un
excellent début d’une perspective de la


santé publique pour ce nouveau gouvernement. »

 

Selon monsieur Francis Gilbert, président de la Fédération des kinésiologues du Québec, « en tant

qu’organisme soucieux de la santé et du bien-être du public, nous
souhaitons souligner notre appui


enthousiaste à la hausse de la taxe provinciale sur le tabac. Nous
sommes extrêmement heureux de constater


que le ministre des Finances, monsieur Carlos Leitão, a compris
l’importance d’augmenter le prix du tabac afin


de favoriser la réduction du tabagisme. »

 

Selon madame Claudel P.-Desrosiers, présidente de la Fédération internationale des
associations


d’étudiants en médecine – Québec, « les taxes sur le tabac sont d’abord et avant tout une mesure de santé

publique, l’une des plus efficaces pour diminuer l’incidence du
tabagisme selon l’Organisation mondiale de la


Santé et la Banque mondiale. Nous nous réjouissons de voir qu’il y aura
place dans le nouveau budget pour


des politiques favorisant la santé du Québec. »

 

Selon madame Edmée Métivier, chef de la direction, Québec, de la Fondation des
maladies du cœur et de


l’AVC, « il est clair que dans le cadre de son budget dévoilé aujourd’hui, le
gouvernement du Québec a


reconnu les nombreux bénéfices découlant d’une hausse de la taxe sur le
tabac : plus de fumeurs qui arrêtent,


moins de jeunes qui commencent, moins de rechutes parmi les anciens
fumeurs et d’énormes économies en


termes de soins de santé. Nous saluons donc la hausse des taxes et
espérons que ce ne soit que le


commencement pour un gouvernement sincèrement engagé dans la lutte
contre le tabagisme. »


 

Selon monsieur Pierre-Yves Gagnon, directeur général de la Fondation québécoise du cancer, « nous

sommes en mesure de constater au quotidien les effets causés par le
tabac chez les personnes que nous


hébergeons dans nos Hôtelleries et qui sont traitées pour un cancer du
poumon. Nous accueillons donc


favorablement toute mesure visant à annuler ou, à tout le moins,
diminuer ces effets. »


 

Selon madame Francine Cléroux, présidente-directrice générale de la Fondation du cancer du sein du

Québec, « la fumée de tabac représente un risque réel pour le développement du
cancer du sein, soit le type


de cancer le plus souvent diagnostiqué chez les femmes au Québec.  Nous
félicitons le gouvernement libéral


pour avoir annoncé une augmentation de la taxe sur le tabac, une mesure
qui poussera de nombreuses


femmes à arrêter de fumer et de nombreuses jeunes filles à ne jamais
commencer. »


 

Selon madame Danielle Boué, t.i.m., présidente de l’Ordre des technologues en
imagerie médicale, en


radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec, « en annonçant une importante

augmentation de la taxe sur les cigarettes, le gouvernement du Québec
confirme sa volonté ferme de


combattre la principale source de décès évitables. Les revenus sont
utiles, mais les vies qui


seront épargnées à cause de cette mesure représentent le gain le plus
important pour la société. »

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