Région

Sélectionnez une ville/municipalité

Thématique

Sélectionnez un sujet

Connexion
Membre

Communiqué

MONTRÉAL, le 4 juin 2014  – La Fédération des associations
de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) est
extrêmement déçue par le budget déposé aujourd’hui par le gouvernement
Couillard. « Non seulement le budget ne contient aucune mesure pour que
les pensions alimentaires pour enfants cessent d’être considérées comme
un revenu dans les programmes sociaux, mais les 840 000 personnes (dont
près de 50 000 familles monoparentales) qui n’ont pas de revenu
suffisant pour couvrir leurs besoins les plus élémentaires ne verront
pas leur situation s’améliorer ! », s’indigne Sylvie Lévesque,
directrice générale de la FAFMRQ.



Pourtant, dans son discours inaugural du 21 mai dernier, le Premier
ministre du Québec affirmait ne vouloir laisser aucun enfant de côté :
« un enfant qui ne peut aller au bout de ses rêves, de son talent en
raison des circonstances, de la famille, du milieu que le hasard lui a
donné, c’est Mozart assassiné… ». Il ajoutait même vouloir intervenir
spécifiquement dans les communautés défavorisées « où grandissent tant
de petits Mozart ». Or, dans le Plan budgétaire 2014-2015 du
gouvernement du Québec, qui compte quelque 548 pages, le mot pauvreté
n’apparaît nulle part, ni aucunes mesures d’amélioration des revenus
pour les familles en situation de pauvreté. Il est clair qu’un détail
important semble avoir échappé à Monsieur Couillard : derrière chaque
enfant « défavorisé », derrière chaque petit « Mozart assassiné », il y
a d’abord un parent qu’on maintient dans la misère !



Le budget déposé ne contient pas non plus d’augmentation ni d’indexation
du financement pour les organismes communautaires qui, avec des moyens
nettement insuffisants, doivent répondre aux besoins de plus en plus
complexes des familles qui les fréquentent. Avec une moyenne de
financement annuel de 60 000 $, les associations membres de la FAFMRQ
(qui reçoivent leur financement du ministère de la Famille) sont loin
derrière leurs homologues du secteur de la santé et des services
sociaux qui, pour leur part, avoisine les 130 000 $ par année. Par
ailleurs, suite aux baisses importantes de dons reçus par Centraide au
cours des dernières années, plusieurs groupes ont vu le soutien qui
leur était autrefois consenti par cet organisme diminuer
considérablement, voire même carrément réduit à zéro !

Partagez sur votre réseau

Vous souhaitez vous afficher?

Devenez membre et publiez sur MaCommunaute.ca

Devenir membre