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Communiqué

QUÉBEC, le 3 juin 2014  – Alors qu’une conférence prestige
organisée par le département de médecine sociale et préventive de
l’Université Laval poursuit le débat sur les effets de la consommation
de sucre, la Coalition québécoise sur la problématique du poids
(Coalition Poids) rappelle que l’omniprésence de sucre dans l’offre
alimentaire et le marketing incessant contribuent à un important
problème de santé publique : l’épidémie d’obésité.



« De plus en plus de données probantes indiquent qu’il existe une
association entre la consommation de sucre et la prise de poids, le
diabète de type 2 et les maladies cardio-vasculaires », indique le Dr
Michel Lucas, épidémiologiste-nutritionniste, dont l’allocution ouvrait
la conférence.



« Le consensus autour des effets nocifs à la santé de la consommation de
boissons sucrées est particulièrement bien établi. Il est urgent de
faire contrepoids à un marketing exagéré qui mousse toujours davantage
leur consommation chez les jeunes et est alors manifestement toxique »,
ajoute Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.



Les boissons sucrées devraient être consommées occasionnellement, mais
elles occupent plutôt une place démesurée dans l’alimentation
quotidienne des Québécois. Leur surconsommation est banalisée et
l’industrie y contribue grandement en offrant, par exemple, de très
grands formats individuels ou en incitant à l’achat de plusieurs
contenants par des rabais de type 2 pour 1. De plus, l’industrie des boissons sucrées les rend disponibles et
visibles partout, à toute heure et à bas prix. Ces stratégies marketing
ont démontré leur efficacité. « Il est illusoire de penser que nous
avons pleinement le contrôle sur nos choix alimentaires devant un tel
marketing. La grande industrie soutient que vous êtes responsables et
libres de ce que vous mangez, mais leur responsabilité d’entreprise est
de vous inciter à acheter plus de nourriture, pas moins ! », poursuit
Michel Lucas.



« Le prix influence grandement les décisions alimentaires, et ce, en
particulier chez les jeunes. Ainsi, comme l’ont illustré plusieurs
études, une augmentation du prix des boissons sucrées par le biais
d’une taxe favoriserait une réduction de la consommation », souligne
Corinne Voyer.



Une redevance sur les boissons sucrées dont les revenus sont investis en
prévention de l’obésité et des maladies chroniques associées est
reconnue comme l’une des solutions les plus prometteuses et porteuses
en termes de coûts-bénéfices. « Le gouvernement doit agir et une taxe
sur les boissons sucrées est plus que jamais nécessaire! », conclut
Corinne Voyer.



À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids



Créée en 2006 et parrainée par l’Association pour la santé publique du
Québec depuis 2008, la Coalition québécoise sur la problématique du
poids vise l’adoption de politiques publiques spécifiques à l’égard des
problèmes reliés au poids. Elle agit pour favoriser la mise en place
d’environnements facilitant les choix santé et la prévention des
problèmes de poids. Pour plus de détails www.cqpp.qc.ca

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