Région

Sélectionnez une ville/municipalité

Thématique

Sélectionnez un sujet

Connexion
Membre

Communiqué

MONTRÉAL, le 7 mai 2014  – Si on tient compte des
différences de tissu industriel, le Québec a rattrapé son retard de
productivité historique sur l’Ontario
au cours des 15 dernières années. C’est ce que montre une note de
l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS)
publiée aujourd’hui qui souligne également l’échec de la stratégie de
réduction des impôts des entreprises afin de relancer l’investissement
privé.


« Ceux qui disent que le Québec a un problème de productivité
comparent généralement la productivité totale du Québec à celle des
autres provinces. Cela a pour effet de favoriser les provinces dont la
structure industrielle comprend des secteurs à haute productivité –
comme le pétrole albertain ou le secteur financier ontarien – et de
défavoriser les provinces qui ont développé des secteurs où la
productivité est moindre – comme le Québec et les Maritimes. Pour tenir
compte de cette réalité, nous avons comparé la productivité du Québec et
de l’Ontario à tissu industriel égal. Le résultat est qu’en 2012, le Québec a rattrapé son retard sur l’Ontario, car sa productivité a progressé plus rapidement »,
constate Mathieu Dufour, chercheur à l’IRIS.


Selon cette mesure, de 1997 à 2012, le Québec a vu sa productivité croître de 20% tandis que l’Ontario voyait la sienne augmenter de 16,4% et le reste du Canada de 18%.


« Ces données nous permettent de sortir du mythe du Québec
improductif et des exhortations à travailler plus fort. Les travailleurs
et travailleuses du Québec ont d’aussi bons résultats qu’ailleurs au Canada.
Le résultat de nos recherche montre dans quels secteurs la productivité
doit être améliorée. Par exemple, le domaine de la construction, pour
des raisons évidentes en regard des révélations des dernières années, a
un taux de productivité relativement bas. Cependant, si on veut changer
la productivité globale du Québec, il faut implanter des changements de
politiques industrielles, ce qui relève de choix politiques et
collectifs. »
rappelle Mathieu Dufour.


Enfin, la note se penche également sur la proposition qui vise à réduire
les impôts des entreprises pour améliorer leur investissement dans la
machinerie afin d’améliorer la productivité.


« Voilà plus de 10 ans qu’au Québec on réduit l’impôt des
entreprises, alors que le gouvernement fédéral le fait depuis plus
longtemps encore. Que s’est-il passé avec l’investissement?
Contrairement à ce que disent tous les défenseurs des réductions d’impôt
pour les entreprises : l’investissement diminue alors qu’on diminue
leur contribution fiscale. Les entreprises ne réinvestissent pas ces
économies d’impôt, elles semblent plutôt, pour l’instant, les garder
dans leurs comptes en liquidité. Il est temps de revoir cette stratégie
qui a montré ses limites. »
propose Mathieu Dufour.

Partagez sur votre réseau

Vous souhaitez vous afficher?

Devenez membre et publiez sur MaCommunaute.ca

Devenir membre