Le jeudi 3 avril 2014
La Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’acte criminel (SNSVAC) 2014 – Agir, parce que le silence est lourd de conséquences
MONTRÉAL, le 2 avril 2014 – La neuvième édition de
la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels –
qui débute dimanche prochain – offre l’occasion de rappeler
l’importance d’agir comme société et comme individus pour briser le
silence entourant les agressions à caractère sexuel. Le Regroupement
québécois des CALACS souligne 35 années d’engagement dans cette lutte,
qui se poursuit grâce à l’action de 25 centres membres et de nombreux
partenaires.
Agir contre la violence sexuelle signifie d’abord agir en amont par la
prévention et la sensibilisation. Les CALACS agissent par des
rencontres d’information, des interventions médiatiques, et des
activités auprès des jeunes pour contrer les mythes et les préjugés face
aux agressions sexuelles et les éduquer sur la notion de consentement,
notamment. Dans un contexte social d’hypersexualisation, où la violence
sexuelle est de plus en plus banalisée, la prévention et la
sensibilisation jouent un rôle majeur pour changer les mentalités et
prévenir des agressions à caractère sexuel. Entre 2008 et 2013, plus de 130 000 personnes ont été rejointes dans le cadre du volet prévention et sensibilisation des CALACS. De ce nombre, on compte plus de 110 000 jeunes du milieu scolaire, principalement des élèves du secondaire. « Les
CALACS souhaitent que la sensibilisation se poursuive, et ils comptent
sur l’appui des écoles, de la population et du gouvernement pour
agir. Nous attendons d’ailleurs le retour de l’éducation à la sexualité
depuis quelques années afin non seulement de prévenir les agressions à
caractère sexuel, mais également de permettre aux victimes de demander
de l’aide plus rapidement » affirme Mélanie Sarroino, porte-parole du
RQCALACS.
Dans le cadre de leur volet aide directe, les CALACS offrent de
l’intervention individuelle et de groupe, du soutien aux proches et de
l’accompagnement aux victimes dans les démarches qu’elles choisissent
d’entreprendre, entre autres les démarches judiciaires. Chaque année,
nous constatons que les femmes mettent beaucoup de temps avant de
demander de l’aide: près de la moitié des femmes rencontrées dans les CALACS ont attendu 13 ans ou plus. Malheureusement,
nous savons aussi que les victimes dévoilent souvent leur vécu à
plusieurs personnes de leur entourage avant d’être crues. « Adopter des
attitudes aidantes est une bonne façon d’agir contre la violence
sexuelle. Une victime qui parle de son agression fait déjà un grand pas
en brisant le silence ; il faut par-dessus tout la croire et lui offrir
l’écoute dont elle a besoin. Si vous ne vous sentez pas capable de
l’aider, n’hésitez pas à faire appel à une ressource spécialisée, telle
qu’un CALACS » conclut Mélanie Sarroino.
Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS)
est un organisme féministe à but non lucratif qui regroupe 25 centres
d’aide répartis à travers le Québec et qui se consacre depuis 35 ans au
développement d’une meilleure réponse à apporter aux femmes et aux
adolescentes agressées sexuellement ainsi qu’aux communautés du Québec
qui veulent agir préventivement contre la violence sexuelle.
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