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Communiqué

MONTRÉAL, le 21 mars 2014 – Après la publication de la
lettre signée par 120 intellectuel-le-s, c’est au tour des
organisations syndicales, étudiantes, communautaires, féministes et de
défense des droits de dénoncer la dérive policière du 15 mars dernier.
La Ligue des droits et libertés (LDL), appuyée par 55 autres
organisations, demande aux élu-e-s municipaux d’intervenir pour que de
telles atteintes à la liberté d’expression ne se reproduisent plus.



L’arrestation massive survenue en fin de semaine dernière confirme une
fois de plus ce que les organisations dénoncent depuis plus d’un an :
le règlement P6 brime le droit de manifester et ouvre la porte à
l’arbitraire policier et au profilage politique.



« Les élus ne peuvent fermer les yeux sur un cas aussi flagrant de
profilage politique de la part des forces policières », affirme
Dominique Peschard, président de la LDL. « En tolérant certaines
manifestations, tout en réprimant d’autres, le SPVM fait preuve de
discrimination fondée sur les convictions politiques », ajoute
Marie-Claude St-Amant, porte-parole de l’Association des juristes
progressistes.



« Le droit de manifester est un droit fondamental et le limiter ouvre la
porte à de nombreuses dérives » s’inquiète Véronique Laflamme,
organisatrice au FRAPRU. Elle rappelle que le FRAPRU, qui a organisé de
nombreuses manifestations en 35 ans d’existence, n’a pas la pratique de
remettre son itinéraire. À Montréal, depuis l’adoption du règlement
P-6, ses manifestations n’ont pourtant pas fait l’objet d’interventions
policières, ce qui tend à confirmer que les services policiers font du
profilage. « Quand le profil des manifestantes et des manifestants ou
des organisations vient déterminer de quelle manière le règlement est
appliqué, c’est discriminatoire et inacceptable ! » dénonce-t-elle.



« Manifester est souvent le seul moyen qu’ont les citoyen-ne-s de faire
entendre leur voix, poursuit Nicole Filion, coordonnatrice de la LDL.
Pouvoir interpeller librement les élu-e-s et la population sur la place
publique est une des premières conquêtes démocratiques. Avec le
règlement P 6, ce sont les forces policières qui fixent les limites à
la liberté d’expression sur la place publique. C’est une situation
intolérable. » Les organisations s’opposent à tout règlement ou à toute
loi visant à restreindre ou à encadrer le droit de manifester. Elles
demandent l’abrogation du règlement P-6.



Les organisations rappellent que les municipalités sont liées aux
engagements du Québec en matière de droits humains.  Les élu-e-s
municipaux ont donc la responsabilité de permettre la pleine
réalisation de la liberté d’expression pour toutes les Montréalaises et
tous les Montréalais, quelles que soient leurs convictions politiques.



Liste d’appuis en date du 21 mars



  1. 99%Média

  2. ACEF du Nord de Montréal

  3. Alliance des professeurs et professeurs de Montréal

  4. Altercitoyens

  5. Amnistie internationale Canada francophone

  6. Assemblée populaire autonome de Montréal

  7. Association pour la Liberté d’Expression

  8. Association canadienne des libertés civiles

  9. Association des avocats de la défense de Montréal

  10. Association des juristes progressistes (AJP)

  11. Association étudiante de l’Université McGill

  12. Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ)

  13. ATTAC-Québec

  14. Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR)

  15. Centre justice et foi

  16. Chorale du peuple

  17. Coalition contre la Répression et les Abus Policiers (CRAP)

  18. Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services
    publics

  19. Comité BAILS Hochelaga-Maisonneuve

  20. Comité logement Ahuntsic-Cartierville

  21. Comité logement du Plateau Mont-Royal

  22. Comité logement Ville-Marie

  23. Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)

  24. Concordia Student Union

  25. Conseil central Montréal métropolitain (CCMM-CSN)

  26. Conseil régional FTQ Montréal métropolitain

  27. Fédération autonome de l’enseignement (FAE)

  28. Fédération des coopératives d’habitation intermunicipale du Montréal
    métropolitain (FECHIMM)

  29. Fédération des femmes du Québec (FFQ)

  30. Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec
    (FNEEQ-CSN)

  31. Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

  32. Front commun des personnes assistées sociales du Québec

  33. Guet des Activités Paralogiques, Propagandistes et Antidémocratiques
    (GAPPA)

  34. Infologis de l’est de l’île de Montréal

  35. Jeunesse ouvrière chrétienne du Québec

  36. Juripop

  37. Koumbit

  38. Ligue des droits et libertés (LDL)

  39. L’R des centres de femmes

  40. Mères en colère et solidaires

  41. Mouvement Action-Chômage de Montréal (MAC)

  42. Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec
    (MEPACQ)

  43. POPIR-Comité Logement

  44. Profs contre la hausse (PCLH)

  45. Projet Genèse

  46. Regroupement des comités logement et associations de locataires du
    Québec (RCLALQ)

  47. Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
    (RMFVVC)

  48. Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)

  49. Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)

  50. Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal

  51. Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en
    Outaouais

  52. Syndicat des professeurs et professeures de l’UQAM (SPUQ)

  53. Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et
    bénévoles

  54. Têtes blanches carré rouge

  55. Union des consommateurs

  56. Union des travailleurs et travailleuses accidentés de Montréal (UTTAM)

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