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Communiqué

MONTRÉAL, le 20 mars 2014 – À l’occasion du débat des
chefs, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des
services publics s’invite dans la campagne électorale québécoise. La
Coalition interpelle les représentants des principaux partis politiques
afin de les entendre sur leurs propositions pour réformer la fiscalité
dans une optique de justice sociale. Depuis 2010, et actuellement dans le cadre de sa campagne 10 milliards de $ de solutions, nous avons les moyens de faire autrement, la Coalition suggère plusieurs moyens pour financer les services publics et améliorer le bien-être de la population.


« Depuis le début de la campagne électorale, il est inquiétant de
constater le peu d’engagements des partis politiques en vue d’instaurer
un pacte fiscal plus juste et plus équitable entre les individus d’une
part, et les banques et les entreprises, d’autre part », de souligner Dominique Daigneault,
présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).
« Les solutions que nous proposons doivent être prises au sérieux par
les partis politiques. Concrètement, elles permettraient de financer
l’État sans recourir à la tarification ou à la privatisation de nos
services publics », d’ajouter madame Daigneault.


« Si le gouvernement rétablissait les paliers d’imposition pour les
particuliers qu’il a abolis au cours des 25 dernières années, il irait
chercher un milliard de dollars de revenus supplémentaires, tout en
allégeant la facture fiscale de 87 % des contribuables », d’expliquer
Élisabeth Gibeau, d’Union des consommateurs. Même le Fonds monétaire international (FMI) affirme que l’on dispose de « toute la marge de manœuvre voulue pour augmenter les impôts des plus riches ».
La Coalition propose aussi de restaurer la taxe sur le capital des
banques, sachant que plus de la moitié d’entre elles réussissent à ne
payer aucun impôt chaque année. « Le rétablissement de cette taxe
permettrait de récolter plus de 600 millions de dollars et d’aller
chercher une plus juste contribution fiscale de ces institutions », de
soutenir madame Gibeau. Le contrôle du coût des médicaments serait,
quant à lui, une autre façon pour le gouvernement d’aller récupérer un
milliard de dollars. La Coalition met aussi de l’avant le fait que les
baisses d’impôt des entreprises ont démontré leur inutilité pour
stimuler l’investissement et la productivité. Dans cette perspective, il
serait opportun que l’impôt des entreprises soit augmenté, sauf pour
les PME.


S’ils ne tenaient pas compte de ces avenues, les partis politiques
feraient preuve de manque de courage et d’aucune vision sociale. « Au
fil des ans, les gouvernements nous ont conduits vers des politiques
régressives en matière d’accès aux services publics. Ils ont généralisé
la formule utilisateur-payeur sans tenir compte des revenus réels des
individus. La classe moyenne récupère ainsi le gros de la facture des
dépenses publiques et les moins nantis subissent les conséquences des
coupes de dépenses », de dénoncer Dominique Goneau,
de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ). « Nous
interpellons les partis politiques pour savoir ce qu’ils comptent faire
pour rétablir un environnement fiscal plus juste et pour mieux partager
la richesse », d’insister monsieur Goneau.


C’est d’ailleurs pour illustrer de manière symbolique son propos que la
Coalition a tenu son point de presse aujourd’hui au Square Victoria à
proximité des banques Scotia, TD et CIBC, ainsi que du Centre de
commerce mondial et de la Bourse de Montréal. « Nous avons les moyens de
faire autrement pour financer nos services publics et nous espérons que
le message soit entendu par les candidates et les candidats aux
prochaines élections. Le futur gouvernement du Québec doit mettre en
place une véritable politique fiscale progressive lui permettant de
renflouer ses coffres sans tarifer et taxer les services publics », de
conclure monsieur Goneau.


À propos
La Coalition opposée à la tarification et à la
privatisation des services publics regroupe 85 organisations sociales
d’horizons divers. Ces groupes représentent des secteurs allant des
centres de femmes aux personnes retraitées, en passant par des
organismes œuvrant en consultation budgétaire et en consommation, des
groupes de défense des droits et libertés, des organisations syndicales,
des associations étudiantes, des groupes de lutte à la pauvreté, des
organisations communautaires, etc. La Coalition revendique un
financement adéquat et un meilleur accès aux services publics et aux
programmes sociaux. Elle propose la recherche d’autres sources de
revenus favorisant une meilleure redistribution de la richesse,
notamment une fiscalité plus progressive.


Pour de plus amples informations, consultez le site de la Coalition
opposée à la tarification et à la privatisation des services publics : www.nonauxhausses.org, #10milliards

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