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Communiqué

MONTRÉAL, le 19 mars 2014 – Alors que les maladies
chroniques associées à l’obésité mettent une pression immense sur notre
système de santé et les finances publiques, la Coalition québécoise sur
la problématique du poids (Coalition Poids) réclame des engagements pour
prévenir et réduire l’obésité.


Parmi les mesures réalistes et prometteuses mises de l’avant, elle demande des actions pour :

  • Réduire la consommation des boissons sucrées;
  • Rendre les jeunes plus actifs à l’école;
  • Développer les compétences alimentaires et culinaires des jeunes;
  • Favoriser le transport actif.


« Un plan d’action visant à prévenir et réduire l’obésité passe par des
politiques publiques favorisant un mode de vie physiquement actif et une
saine alimentation. Ce plan doit absolument mettre en place des moyens
concrets pour diminuer la consommation des calories superflues
qu’apportent les boissons sucrées », explique Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.


« La surconsommation de boissons sucrées est un fléau. Alors qu’elles
devraient être consommées uniquement à l’occasion, les boissons sucrées
occupent une place démesurée dans l’alimentation des Québécois »,
poursuit Mme Voyer.


Une importante proportion de citoyens en consomme tous les jours malgré
les conséquences néfastes sur la santé qui sont clairement démontrées.
L’Enquête de nutrition auprès des enfants québécois de 4 ans révèle que 1 enfant sur 5 boit des boissons sucrées quotidiennement alors que l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire indique que le quart des élèves du secondaire consomme au moins une boisson sucrée par jour. 


« L’industrie contribue à la banalisation de la consommation de boissons
sucrées en offrant de très grands formats individuels, en incitant à
l’achat de plusieurs contenants par des rabais de type 2 pour 1 et en encourageant
la consommation de sucre en fontaine à volonté. Personne ne mettrait
une poignée de bonbons dans son assiette principale, mais on en boit
autant sans le réaliser », se désole Mme Voyer.


Le marketing exceptionnel et puissant accompagnant les boissons sucrées
fait en sorte que ces boissons sont attirantes, et ce en particulier
pour les plus jeunes générations. Comment considérer les boissons
sucrées comme des breuvages d’exception alors qu’elles sont visibles
partout, ultra disponibles, offertes à bas prix et fortement promues? 


Il faut renverser cette tendance et réduire le pouvoir d’attraction de
ces produits en encadrant davantage le marketing et en instaurant une
redevance sur les boissons sucrées. C’est une mesure reconnue comme
l’une des solutions les plus prometteuses et porteuses en termes de
coûts-bénéfices. « Alors que le Québec peine à trouver les revenus
nécessaires pour réaliser ses différentes missions, il pourrait faire
comme la France et le Mexique et mettre
en place une redevance sur les boissons sucrées dont les revenus seront
utilisés pour intensifier ses actions en prévention des problèmes liés
au poids », conclut Mme Voyer. Rappelons que cette mesure reçoit l’appui de 78 % des Québécois.


À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids
Créée en 2006 et
parrainée par l’Association pour la santé publique du Québec depuis
2008, la Coalition québécoise sur la problématique du poids vise
l’adoption de politiques publiques spécifiques à l’égard des problèmes
reliés au poids. Elle agit pour favoriser la mise en place
d’environnements facilitant les choix santé et la prévention des
problèmes de poids. Pour plus de détails www.cqpp.qc.ca.

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