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Communiqué


« TransCanada dupe les Canadiens avec ce dangereux projet. Il
apparaît clairement qu’Énergie Est sera principalement un pipeline
d’exportation. Les Canadiens auraient à composer avec les risques posés
par le pipeline, mais n’en tireraient que peu d’avantages », affirme
Adam Scott de l’organisme Environmental Defence. « Le projet Énergie Est
viendra gonfler les bénéfices d’une seule entreprise, mais menacera des
milliers de Canadiens avec ses risques de déversements. »


Le rapport montre que, mises ensemble, les raffineries situées sur le
parcours de l’Oléoduc Énergie Est ont une capacité de traitement de 672
000 barils de brut par jour. Une grande partie de ces besoins sont déjà
comblés par le pétrole en provenance du Canada atlantique et des
États-Unis. De plus, la canalisation 9 d’Enbridge viendra bientôt
s’ajouter à ces sources d’approvisionnement.


« Le projet Énergie Est représente l’ultime tentative pour acheminer
les sables bitumineux albertains sur les marchés internationaux, ce qui
signifierait une augmentation des profits, mais n’aiderait en rien les
Canadiens », d’après Andrea Harden du Conseil des Canadiens. « Le seul
pétrole qu’on risque de voir au Canada, c’est celui qui s’échappera des
fuites… Il s’agit là d’une préoccupation majeure, car le pipeline doit
traverser de nombreuses et importantes sources d’approvisionnement en
eau potable. »


On peut également lire dans le rapport que les infrastructures
décrites par TransCanada sont révélatrices des objectifs d’exportation
du projet. TransCanada envisage la construction de terminaux
d’exportation à Gros-Cacouna, au Québec, ainsi qu’à Saint John, au
Nouveau-Brunswick. Des discussions sont aussi en cours pour de telles
installations en Nouvelle-Écosse. Des trois terminaux potentiels, un
seul, celui de Saint John, est situé à proximité d’une raffinerie, ce
qui démontre l’objectif de l’Oléoduc Énergie Est : exporter le pétrole
plutôt que de le raffiner.


« On ment aux citoyens des Maritimes. L’Oléoduc Énergie Est ne créera
pas d’emploi ni de prospérité dans la région. Ce projet mettra des
emplois en péril en raison de la menace qu’il fera planer sur la baie de
Fundy. Il transformera la région en terminal d’exportation plutôt qu’en
centre d’investissement local et de croissance économique », déclare
Catherine Abreu du cercle de réflexion Ecology Action Centre.


Étant donné que la plus importante portion du pipeline se trouverait
au Québec, les Québécois devraient assumer un grand risque. Mais que
gagneraient-ils en retour?


« Profitant de l’élection provinciale en cours au Québec, nous
demandons à tous les partis de s’engager à mener une étude d’impact
environnemental ainsi que des audiences publiques sur le projet Énergie
Est », a lancé Steven Guilbeault d’Équiterre.


Le rapport se fonde sur de l’information rendue publique par
TransCanada ainsi que sur d’autres renseignements émanant de
l’industrie, de rapports gouvernementaux et de documents légaux. Les
groupes ayant contribué à la production du rapport sont : Environmental
Defence, Ecology Action Centre, Équiterre et le Conseil des Canadiens.


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Pour obtenir de plus amples informations, vous pouvez télécharger le rapport. Vous pouvez également communiquer avec nous :


Catherine Abreu, Coordonnatrice du volet énergie, Ecology Action Centre, 902-412-8953

Geneviève Puskas, Agente de recherche, Équiterre, 514-792-5222

Andrea Harden-Donahue, Responsable de la campagne Énergie-climat, Conseil des Canadiens, 613-793-5488

Stephanie Kohls, Directrice des communications, Environmental Defence, 416-323-9521, poste 232; cellulaire 647-280-9521


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