Le mardi 18 mars 2014
Plusieurs médecins sonnent l’alarme : prévenir et réduire l’obésité doit être une priorité!
MONTRÉAL, le 18 mars 2014 – Alors que la campagne
électorale bat son plein, plus de 80 médecins joignent leur voix à celle de la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids) pour demander aux futurs élus de s’engager à faire de
la prévention et de la réduction de l’obésité une priorité nationale.
« L’obésité est un facteur de risque commun à plusieurs maladies
chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète,
certains cancers, l’arthrose et des troubles respiratoires, dont
l’apnée du sommeil. En faire davantage pour réduire et prévenir
l’obésité permettrait d’éviter plusieurs de ces maladies », explique Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.
« Chez les enfants et les adolescents en surpoids, on observe désormais
des troubles métaboliques qui étaient autrefois réservés aux adultes
tels que le syndrome métabolique et le diabète de type 2. Les jeunes
souffrant d’obésité sont également plus à risque de présenter de
l’hypertension artérielle, de la dyslipidémie et de l’athérosclérose.
C’est très inquiétant pour leur futur », ajoute le Dr Laurent Legault, pédiatre endocrinologue.
Devant l’ampleur de l’épidémie d’obésité et de surpoids et considérant
ses conséquences sur la santé et l’économie du Québec, il est
nécessaire d’investir de façon importante en prévention. Chaque dollar
investi en prévention permet d’économiser plus de cinq dollars en frais
de santé.
« Actuellement, le gouvernement dépense des centaines de millions en
prescription de médicaments comme les statines, mais investit très peu
pour des nutritionnistes et des kinésiologues pour soutenir des
programmes de prévention efficaces et pour mettre en place des
environnements plus favorables aux saines habitudes de vie », renchérit le Dr Martin Juneau, cardiologue et directeur de la prévention à l’Institut
de Cardiologie de Montréal.
Avec les urgences qui débordent déjà et la saturation du réseau de la
santé, il est insensé de ne pas en faire davantage pour freiner les
maladies chroniques accentuées par l’épidémie d’obésité. Cela d’autant
plus que les jeunes en excès de poids ont davantage de risque que les
autres de devenir des adultes en surpoids.
« Réduire l’achalandage et le temps d’attente dans les urgences est un
énorme défi, mais si l’on parvient à prévenir les maladies chroniques,
qui affectent une large part des patients consultant à l’urgence et à
l’hôpital, nous aurons certainement fait un pas important dans la bonne
direction », affirme le Dr Alain Vadeboncoeur, urgentologue et chef du service de médecine
d’urgence de l’Institut de cardiologie de Montréal.
« Nous demandons aux candidats de s’engager à faire de la prévention et
de la réduction de l’obésité une priorité du gouvernement du Québec.
L’adoption d’un plan d’action concerté entre les ministères pour
prévenir l’obésité, faciliter un mode de vie plus sain et venir en aide
aux citoyens qui sont déjà aux prises avec un problème lié au poids est
essentiel et urgent », conclut Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.
Voyez la lettre collective, signée par plus de 80 médecins, qui demande aux candidats de s’engager à faire de la prévention et de
la réduction de l’obésité une priorité du prochain gouvernement du
Québec (www.cqpp.qc.ca).
À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids
Créée en 2006 et parrainée par l’Association pour la santé publique du
Québec depuis 2008, la Coalition québécoise sur la problématique du
poids vise l’adoption de politiques publiques spécifiques à l’égard des
problèmes reliés au poids. Elle agit dans le cadre de trois secteurs
stratégiques (agroalimentaire, socioculturel et environnement bâti)
pour favoriser la mise en place d’environnements facilitant les choix
santé et la prévention des problèmes de poids. Pour plus de détails www.cqpp.qc.ca.
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