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Communiqué


« Compte tenu du parti pris du gouvernement fédéral à l’égard de
l’exploitation accélérée des sables bitumineux, une intervention du
gouvernement québécois est essentielle afin d’évaluer objectivement les
impacts sociaux et environnementaux de ce projet » affirme Steven
Guilbeault, directeur principal chez Équiterre.


Le projet Oléoduc Énergie Est est estimé à 12 milliards de dollars
par la compagnie et transporterait 1,1 million de barils par jour,
incluant du pétrole issu des sables bitumineux, ce qui en fait le plus
important projet de pipeline en Amérique de Nord.


«C’est pour tripler la production de pétrole bitumineux que le
gouvernement Harper a renié ses responsabilités environnementales. Le
gouvernement du Québec doit se réveiller et protéger sa population, car
il traine déjà des pieds comparativement à l’Ontario qui a amorcé ses
propres consultations. Il risque de manquer le bateau s’il attend après
les élections pour déclencher une évaluation environnementale, qui
devrait d’ailleurs être supportée par tous les partis » défend Patrick
Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace. Les
organisations rappellent que l’Office national de l’énergie, responsable
d’examiner les projets de pipelines de juridiction fédérale, doit
absolument évaluer les émissions de GES et les autres impacts liés à la
production de pétrole des sables bitumineux.


Selon l’Institut Pembina, ce projet conduirait à une émission de 30 à
32 millions de tonnes de GES supplémentaires par année pour toute la
durée du projet, soit l’équivalent d’ajouter 7 millions de voitures
annuellement sur nos routes. « Ce projet va favoriser l’exploitation du
pétrole bitumineux pour des décennies alors qu’il faut la réduire si on
veut éviter la catastrophe climatique. Les Québécois doivent cesser de
faire des courbettes devant les seigneurs du pétrole et leurs complices
d’Ottawa et prendre leur destin énergétique en main » lance Alain
Brunel, directeur climat-énergie à l’AQLPA.


Plus d’une centaine de groupes citoyens et d’organisations sont déjà
mobilisés contre le projet de TransCanada à travers le pays. Une
manifestation aura lieu le 13 mars prochain dans le cadre de la venue à
Montréal de Joe Oliver, ministre fédéral des ressources naturelles.

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