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Communiqué


« Cette décision va nuire, sinon sérieusement compromettre la
capacité de la province d’atteindre les objectifs de réduction de GES
qu’elle s’est fixée pour 2020. Le gouvernement a deux vitesses dans le
dossier des hydrocarbures : vite pour l’exploitation et lent pour la
réduction des GES » a déclaré Steven Guilbeault, Directeur principal
d’Équiterre.


Il y a une contradiction évidente entre l’action du gouvernement dans
ce dossier en rapport avec celui du gaz de schiste. « Dans le dossier
du gaz de schiste, le Parti Québécois a promis un moratoire, on a eu
une évaluation environnementale stratégique et on aura un BAPE alors que
là, on se lance dans l’exploration sans aucune évaluation des bénéfices
économiques, des risques pour l’environnement, pour la santé et pour le
climat », a souligné Philippe Bourke, Directeur général du RNCREQ.


Pour Karel Mayrand, Directeur général pour le Québec de la Fondation
David Suzuki : « le gouvernement du Québec prend un risque financier
important que le secteur privé n’a pas voulu assumer et sans aucune
garantie de résultat. En devenant promoteur à Anticosti, Québec se place
en conflit d’intérêt lorsque viendra le temps de recevoir et
d’appliquer les recommandations du BAPE ».


Pour les organisations, la participation du gouvernement du Québec
est une épée à double tranchant ; investir dans cette aventure rend
l’état québécois moins enclins à réduire sa consommation de pétrole.
D’ailleurs, ces dernières s’attendent à ce que le gouvernement, plutôt
que de mettre tant d’efforts dans la promotion et la recherche de la
production de pétrole, mobilise ses énergies et ses ressources pour
évaluer et mettre en œuvre des scénarios visant la nécessaire transition
vers une économie à faible émission de carbone.

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