Le vendredi 17 janvier 2014
Utilisez votre mémoire spatiale pour diminuer les risques de démence – Véronique Bohbot, chercheure à l’Institut Douglas, donne deux conférences sur le pourquoi et le comment
MONTRÉAL, le 16 janv. 2014 – Véronique Bohbot, Ph. D.,
neuroscientifique à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas
et professeur agrégée à l’Université McGill, dirige des études sur les
stratégies de navigation utilisées par le cerveau. Elle donnera deux
conférences publiques les 23 et 28 janvier prochains et expliquera
pourquoi il est préférable de favoriser la stratégie spatiale pour
votre santé et comment le faire. Ses travaux de recherche suggèrent la
façon de mieux utiliser l’hippocampe en vue de réduire les risques de
démence.
Deux stratégies utilisées par le cerveau
Pour nous orienter dans l’espace, nous utilisons l’une de deux
stratégies. La première est la navigation spatiale, selon laquelle nous
élaborons des cartes cognitives à l’aide de repères et d’indices
visuels pour déterminer où nous sommes et où nous voulons aller. (Par
exemple, on mémorisera la relation dans l’espace entre le marché, la
maison et l’école de façon à pouvoir prendre un raccourci lorsqu’on se
rendra à une nouvelle destination.) L’autre est une méthode de
stimulus-réponses, qui est un genre de pilote automatique. (Après avoir
répété un trajet à plusieurs reprises, on l’effectue par habitude au
point de ne pas vraiment remarquer ce que l’on a croisé en chemin.
Comme par exemple, en se rendant au boulot) Lorsqu’on utilise un GPS,
on ne fait pas nécessairement appel à notre mémoire spatiale.
Des résultats significatifs
Au laboratoire, Véronique Bohbot et son équipe ont eu recours à la
navigation virtuelle pour réaliser l’étude, menée auprès d’aînés en
santé, qui a démontré ce qui suit :
1) Les participants qui utilisaient la stratégie de mémoire spatiale ont
été les seuls sujets à présenter une activité significative de
l’hippocampe lors de tâches de navigation virtuelle. Cette activité a
été observée à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique
fonctionnelle.
2) La stratégie de mémoire spatiale a été associée à plus de matière
grise à l’hippocampe.
3) Les gens utilisent la stratégie spatiale de moins en moins avec
l’âge.
4) Les risques de démence étaient réduits chez les personnes utilisant
la stratégie spatiale, selon l’évaluation du MoCA© (The Montreal Cognitive Assessment, test cognitif conçu pour aider les
professionnels de la santé à évaluer les dysfonctions cognitives
légères).
« Nos résultats concordent avec ce que des études antérieures indiquent,
soit que les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer touchent
l’orientation spatiale et que la diminution du volume de l’hippocampe
est un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. » précise Véronique
Bohbot. Ces résultats sont aussi en accord avec les études qui
démontrent qu’un plus grand volume de l’hippocampe est associé à une
cognition saine durant le vieillissement normal.
Pourquoi privilégier la navigation spatiale ?
1) La mémoire spatiale est associée à la fonction de l’hippocampe
2) La mémoire spatiale est associée à plus de matière grise a
l’hippocampe, ce qui est associé à une diminution des risques de la
maladie d’Alzheimer
3) L’usage des stratégies de mémoire spatiale diminuent avec l’âge
4) La mémoire spatiale est associée à une meilleure santé cognitive
Quoi : | Naviguez vers une cognition saine | |
Où : | Salle Douglas, Institut Douglas, 6875 boul. LaSalle | |
Quand : | Jeudi, 23 janvier 2014, 17 h 30, en anglais | |
Mardi, 28 janvier 2014, 17 h 30, en français |
Programme
17 h 30 | Vin et fromages | |
18 h | Conférence et période de questions | |
19 h | Pause | |
19 h 20 | Atelier interactif | |
20 h | Fin |
Sationnement disponible pour 5$
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