Le mardi 14 janvier 2014
Le tabac diminue l’espérance de vie de 10 ans
La Semaine pour un Québec sans tabac 2014 se met en branle en dévoilant
son thème, ses orientations et sa campagne publicitaire choc
MONTRÉAL, le 14 janv. 2014 – C’est par la statistique « le tabac diminue l’espérance de vie de 10 ans »1 qu’est lancée aujourd’hui la Semaine pour un Québec sans tabac 2014 qui se tient du 19 au 25 janvier. En plus de sensibiliser les 1,6 million2 de fumeurs québécois aux effets néfastes du tabagisme sur leur santé,
cette campagne cherche également à toucher les non-fumeurs qui vivent
les conséquences dramatiques du décès prématuré des fumeurs parmi leurs
proches.
Le tabac demeure le produit qui vole le plus d’années de vie aux
individus3 et coûte collectivement au Québec près d’un milliard de dollars
annuellement en soins de santé seulement4. « Nous connaissons pratiquement tous une victime du tabagisme et
puisque 24 % des Québécois fument toujours5, nous devons tout faire pour améliorer la situation » affirme Mario Bujold, le directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS). « Cet effort en vaut la peine puisqu’un fumeur qui cesse de
fumer entre 45 et 54 ans récupère six années de vie de qualité6. C’est pourquoi nous invitons les fumeurs et les non-fumeurs à
participer, au cours de la prochaine semaine, à l’effort collectif que
nous leur proposons en se rendant au mondesansfumee.ca » conclut M. Bujold.
Au Québec, encore trop de gens continuent de recevoir des diagnostics
pour des maladies liées au tabac. . Souffle court, asthme, bronchite
chronique, emphysème et cancer du poumon, le tabac hypothèque
quotidiennement la qualité de vie des fumeurs en plus de limiter leur
autonomie et de compliquer les conditions médicales qui les affligent7. De plus, des conséquences médicales, financières et émotives affectent
grandement l’entourage immédiat d’un fumeur lorsque celui-ci est
malade. Heureusement, le fait de ne pas fumer permet d’éviter ces
situations déchirantes et arrêter de fumer améliore rapidement la santé8, tout en bonifiant la qualité de vie et l’espérance de vie à long
terme.
Une porte-parole authentique pour appuyer la cause
Brigitte Lafleur, comédienne aimée du grand public et ex-fumeuse, a vécu la dépendance à
la cigarette, mais aussi le bonheur de s’en être affranchie. Elle est
la porte-parole de la Semaine pour un Québec sans tabac pour une deuxième année consécutive. « Bien qu’asthmatique, je fumais
quand même ! Ça m’a conduit directement à l’hôpital à plusieurs
reprises à cause de difficultés respiratoires majeures. Il y a près de
10 ans, j’ai arrêté de fumer. Ça n’a pas toujours été facile, mais
c’est une des meilleures décisions que j’ai prise dans ma vie. En plus
de respirer librement et de me sentir mieux, mon asthme ne me cause
plus de problèmes. Je pense honnêtement que si j’avais continué de
fumer, je n’aurais jamais pu poursuivre ma carrière de comédienne. Je
vous invite à réagir maintenant pour vivre pleinement et pour que votre
santé ne soit pas hypothéquée par le tabagisme » enjoint Brigitte
Lafleur.
Campagne publicitaire choc et interactive
C’est aujourd’hui que débute la campagne publicitaire de la Semaine, dont les messages seront diffusés sur plusieurs chaînes télévisées
francophones du 14 au 25 janvier inclusivement. Poignantes, réalistes
et faisant preuve d’un montage serré pour exposer une tranche de vie en
30 secondes, les publicités évoquent les conséquences du tabagisme sur
la santé des individus et les effets dramatiques pour leur proches.
Le premier message présente une fumeuse dans la force de l’âge qui passe
subitement d’un bon état de santé vers le respirateur artificiel d’un
hôpital aux côtés de son conjoint dévasté. Dans le second message, on
assiste au processus inverse : un grand-père mort se réveille pour
jouer avec son petit-fils. Dans les deux cas, le téléspectateur
constatera que derrière le risque de perdre 10 ans de vie, il y a
l’espoir d’une vie meilleure. Comment chaque personne veut-elle vivre
ses 10 prochaines années? C’est ce type de questionnement que la
campagne veut susciter à la fois par ces publicités que par l’activité
mobilisatrice proposée sur la page Facebook de Monde sans fumée qui invite les internautes à partager un rêve qu’ils aimeraient réaliser
d’ici 10 ans.
J’Arrête, un service efficace et gratuit pour cesser de fumer !
Cesser de fumer définitivement, c’est allonger sa vie de plusieurs
années tout en ayant un quotidien de meilleure qualité. Dans ce
contexte, la Semaine invite les personnes désirant s’affranchir du tabac à profiter
gratuitement de la complémentarité des trois services d’abandon du
tabagisme j’Arrête. Afin de maximiser leurs chances de réussite, les fumeurs ont tout
avantage à recourir aux services de la ligne téléphonique sans frais de
j’Arrête (1 866 JARRETE – 1 866 527-7383), aux centres d’abandon du tabagisme
présents dans toutes les régions du Québec, ainsi qu’aux conseils
offerts sur jarrete.qc.ca (iquitnow.qc.ca).
Le ministère de la Santé et des Services sociaux soutient également
d’autres interventions permettant aux fumeurs de cesser de fumer, dont
le service de messagerie texte pour arrêter le tabac (SMAT).
À propos du Conseil québécois sur le tabac et la santé
Vers un Québec sans tabac est la mission du Conseil québécois sur le tabac et la santé qui œuvre
depuis 37 ans à mobiliser les intervenants de divers milieux afin de
réduire et de prévenir la consommation de tabac au Québec. Cet
organisme à but non lucratif coordonne plusieurs programmes de
prévention et d’abandon du tabagisme en milieu scolaire, dans les
entreprises et auprès de la population.
La Semaine pour un Québec sans tabac est réalisée grâce au soutien financier du ministère de la Santé et des
Services sociaux et avec l’appui indispensable de centaines
d’organismes, d’entreprises et de médias partenaires.
_______________________
1 | Jha P, Ramasundarahettige C, Landsman V, Rostron B, Thun M, Anderson RN, McAfee T, Peto R 21st Century Hazards of Smoking and Benefits of Cessation in the United States, New England Journal of Medicine 2013 |
2 | Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), dans un document « Le counselling en abandon du tabac » 2012. |
3 | Rehm J, et al. The Costs of Substance Abuse in Canada, 2006. |
4 | Rehm J, et al. The Costs of Substance Abuse in Canada, 2006. |
5 | Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), 2012. |
6 | Jha P, Ramasundarahettige C, Landsman V, Rostron B, Thun M, Anderson RN, McAfee T, Peto R 21st Century Hazards of Smoking and Benefits of Cessation in the United States, New England Journal of Medicine 2013 |
7 | Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), 2003 et 2012. |
8 | Site internet des services j’Arrête (www.jarrete.qc.ca) |
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