Le jeudi 19 décembre 2013
Les aliments du Québec dans les hôpitaux et écoles : Équiterre félicite le gouvernement
Québec, le 18 décembre 2013 – « La stratégie
de positionnement des aliments du Québec sur le marché institutionnel
dévoilée ce matin par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de
l’Alimentation nous permettra de stimuler l’économie, réduire nos gaz à
effet de serre et améliorer la qualité des repas servis. C’est un réel
exemple de développement durable », a déclaré Sidney Ribaux, directeur
général et cofondateur d’Équiterre qui était présent lors du dévoilement
à l’Hôpital Saint-François d’Assise à Québec.
Équiterre, qui accompagne des hôpitaux, des écoles et des garderies
depuis plus de 10 ans afin que ces derniers favorisent l’achat local et
biologique, a constaté un grand intérêt pour cette approche. Dans la
région de Montréal par exemple, 80 % des établissements de santé
souhaitent augmenter leurs achats en aliments locaux. Pas surprenant,
puisque les patients, élèves et employés en redemandent! Selon un
sondage commandé par Équiterre en 2011, 78 % des Québécois privilégient
déjà les aliments locaux pour des raisons sociales, environnementales et
économiques.
Si les utilisateurs demandent à s’approvisionner en produits locaux et
sains et que les institutions publiques démontrent de l’intérêt,
pourquoi cette pratique n’est pas plus répandue? Au fil des ans,
Équiterre a identifié quelques barrières à l’achat local pour les
fournisseurs, par exemple, le fait d’adapter les menus en fonction des
saisons ajoute un élément de complexité pour les gestionnaires de
services alimentaires, ainsi que le manque d’information de la part des
fournisseurs qui identifient souvent mal la provenance de leurs
produits. Toutefois, Équiterre propose des solutions, comme d’adapter
les menus à la saison et prévoir un accord pour des compléments en cas
d’insuffisance de produits.
« Il était grand temps que le gouvernement du Québec se dote d’une
stratégie pour favoriser les produits locaux dans les hôpitaux, les
écoles et les garderies » a poursuivi monsieur Ribaux.
Rappelons que la Politique sur la souveraineté alimentaire du
gouvernement du Québec préconise une augmentation de produits
alimentaires locaux de 33 % à 50 % dans les paniers d’épicerie
québécois. La stratégie annoncée aujourd’hui est un premier pas vers
l’atteinte de cet objectif.
Selon Équiterre, un accompagnement des gestionnaires d’institutions sera
nécessaire. Ceci devra prendre la forme d’outils d’information, de
conseils juridiques, de formation et de soutien technique. « On parle de
changer les pratiques de 5 000 établissements pour qui la priorité
première est l’éducation ou la santé et non l’achat local. Le mandat est
important »! Sans doute qu’il faudra investir plus que les 5 millions
de dollars annoncés pour y arriver.
Quelques faits intéressants sur l’achat d’aliments locaux
- Le réseau de la santé au Québec offre annuellement, à lui seul, 100 millions de repas dans ses établissements
- Une augmentation de 1 % de l’achat local (tous secteurs
confondus) se traduit par des hausses de revenus de 75 millions de
dollars pour les agriculteurs - Dans le cadre d’un projet pilote d’Équiterre, l’Hôpital Jean-Talon à Montréal a réussi à faire 20 % de ses achats directement auprès de producteurs locaux et biologiques, et ce sans hausse budgétaire
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