Région

Sélectionnez une ville/municipalité

Thématique

Sélectionnez un sujet

Connexion
Membre

Communiqué

MONTRÉAL, le 6 déc. 2013  – Le mal-financement des
universités qui a suscité beaucoup de débats en 2012 trouve une partie
de son origine dans la modification des transferts fédéraux au milieu
des années 1990. C’est ce que révèle une note publiée aujourd’hui par
l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) qui
montre également que cette transformation du financement a créé une
pression en faveur de l’augmentation des frais de scolarité.



« À première vue, on pourrait croire que le financement fédéral des
universités a beaucoup augmenté au cours des dernières années.
Cependant, lorsque l’on prend le temps de regarder ce que finance le
gouvernement fédéral, on se rend compte que ça a bien changé. En 1980,
le fonds général des universités canadiennes qui sert principalement à
financer leur mission d’enseignement était financé à 13% par le
fédéral. En 2012, il a complètement disparu. Le gouvernement fédéral
préfère maintenant financer la recherche universitaire, et depuis
quelques années particulièrement la recherche commercialisable. »
constate Philippe Hurteau, chercheur à l’IRIS et auteur de la note.



« Ce que montre nos recherches c’est que même s’il n’est pas
constitutionnellement responsable du financement des universités, le
gouvernement fédéral y joue un rôle de locomotive. Les gouvernements
provinciaux ont emboité le pas au fédéral à trois reprises. D’abord, au
milieu des années 1990 en sabrant les fonds de fonctionnement
universitaire dans le contexte de la recherche du déficit zéro.
Ensuite, en investissant massivement en recherche lors de la fin des
compressions au début des années 2000. Enfin, en priorisant le
financement de la recherche face à celui de l’enseignement durant la
décennie qui vient de s’écouler. »
souligne Simon Tremblay-Pepin, chercheur à l’IRIS et auteur de la note.



« Pour plusieurs provinces, ces importantes compressions dans les fonds de
fonctionnement ont signifié une croissance des frais de scolarité. Le
Québec, à cause de son mouvement étudiant combatif, fait figure
d’exception. En effet, le gouvernement du Québec prend une part
beaucoup plus grande dans le financement de ses universités que les
autres provinces canadiennes. Nous avons démontré ailleurs que ce choix
améliore l’accessibilité à l’université. »
rappelle Philippe Hurteau.



La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a contribué
financièrement à la réalisation de cette note socio-économique.



La note socio-économique Transferts fédéraux et mal-financement universitaire est disponible gratuitement sur : http://www.iris-recherche.qc.ca.



Renseignements :

Simon Tremblay-Pepin, chercheur et responsable aux communications, 514-814-1522.


Partagez sur votre réseau

Vous souhaitez vous afficher?

Devenez membre et publiez sur MaCommunaute.ca

Devenir membre