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Communiqué

OTTAWA, le 23 mai 2013 – Réagissant à la présentation au
Parlement fédéral du rapport de la Commission populaire itinérante sur
le droit au logement, rédigé au terme de 19 audiences tenues à
l’automne 2012 dans les 17 régions administratives du Québec, le Front
d’action populaire en réaménagement urbain a accusé Ottawa d’être en
grande partie responsable des problèmes de logement dont fait état le
rapport Urgence en la demeure. Le FRAPRU a exhorté le gouvernement conservateur de Stephen Harper à
ne pas aggraver encore plus la situation, en mettant fin aux
subventions à long terme accordées à quelque 594 000 logements sociaux
du Canada, dont 127 000 au Québec, comme il a déjà commencé à le faire
au cours des dernières années.



Le coordonnateur de l’organisme, François Saillant, estime que « les
décisions prises à Ottawa depuis le début des années 1990 ont
considérablement nui à la lutte contre les problèmes de logement et
d’itinérance au Québec comme ailleurs au Canada ». Il ajoute que le
gouvernement fédéral est ainsi allé à l’encontre des engagements qu’il
a pris en adhérant au Pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels : « En 1993, le comité de l’ONU
chargé de l’application de ce Pacte s’étonnait qu’étant donné la
gravité des problèmes d’habitation et d’itinérance au Canada, le
gouvernement fédéral ne consacrait que 1,3 % de ses dépenses publiques
au logement social. Vingt ans plus tard, ce pourcentage est descendu à
0,8 % et il est condamné à descendre davantage, compte tenu de la fin
annoncée des subventions aux logements sociaux existants ».



Il précise que la fin d’une petite partie de ces subventions génèrera
des économies de 65,2 millions $ en 2013-2014 par rapport à 2010-2011.
Selon François Saillant, « comme le phénomène s’accélèrera
considérablement au cours des prochaines années, les sommes sauvées par
Ottawa au détriment des logements sociaux existants dépasseront
rapidement les 253 millions $ par année que le budget Flaherty du 21
mars dernier a accordés jusqu’en 2019 aux provinces et aux territoires
pour tous leurs programmes de logements dits abordables ».



Le FRAPRU a pressé le gouvernement conservateur de s’engager sans plus
tarder à maintenir ces subventions, de manière à assurer que les
logements demeureront accessibles financièrement non seulement pour les
locataires à faible revenu actuels, mais pour tous ceux qui en auront
besoin à l’avenir. Il l’a également pressé de majorer de manière
importante ses investissements dans la construction de nouveaux
logements sociaux, notamment pour faire face aux problèmes dramatiques
de surpeuplement et de délabrement des logements au Nunavik et sur les
réserves autochtones.



Il a rappelé que, selon les chiffres les plus récents de la Société
canadienne d’hypothèques et de logement, 981 800 ménages locataires ont
des besoins impérieux de logement au Canada, dont 260 700 au Québec,
alors qu’entre 150 000 et 300 000 personnes peuvent être considérées
comme itinérantes.



Compte tenu de l’urgence de la situation, le FRAPRU a également demandé
aux différents partis d’opposition de faire entendre leurs voix à ce
sujet à la Chambre des Communes, mais aussi de dévoiler rapidement
leurs propres engagements électoraux en matière d’habitation et
d’itinérance.





Renseignements :

François Saillant (514) 919-2843
http://www.frapru.qc.ca


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