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Communiqué

MONTRÉAL, le 8 mai 2013 – Suite à l’annonce du ministre
Stéphane Bergeron quant à la création d’une commission spéciale
d’examen sur, notamment, les agissements policiers dans le cadre du
printemps 2012, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et
la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) se disent
mitigées de voir l’une de leurs revendications partiellement appliquées
par le gouvernement de Pauline Marois. « Durant la campagne contre la
hausse de 82% des frais de scolarité, de nombreux actes inadmissibles
ont été posés par les forces policières afin de réprimer durement les
manifestations étudiantes. Il est plus que temps qu’un groupe
indépendant se penche sur la question et fasse la lumière sur ces
pratiques plus que douteuses dont l’ensemble de la population
québécoise a pu être témoin. Cependant, nous nous inquiétons de la
large taille du mandat octroyé à la commission, qui risque de noyer le
poisson » ont déclaré Mme Éliane Laberge, présidente de la FECQ et M.
Antoine Genest-Grégoire, président de la FEUQ.



En effet, la FECQ et la FEUQ réclamaient une enquête spécifiquement sur
les agissements policiers qui ont connu de nombreux débordements
inadmissibles. Les mandats de la commission d’examen sont très larges ;
ils englobent effectivement les dérapages policiers, mais aussi les
perceptions du public, les impressions des commerçants, les éléments
agitateurs dans les manifestations ainsi que des comparaisons
internationales. Avec un mandat si large, la FECQ et la FEUQ craignent
que la commission ne rate sa cible : « Ce que nous demandons est une
analyse spécifique sur les débordements policiers. Il nous apparaît
très difficile de traiter adéquatement cette question dans le cadre
d’un mandat aussi large. Nous craignons que le gouvernement Marois ne
soit en train de rater la cible en ratissant aussi largement sur un
sujet aussi complexe que le printemps 2012 » a ajouté
M. Genest-Grégoire. À cela, il faut ajouter la préoccupation constante
de la FECQ et de la FEUQ de s’assurer que le rapport ne restera pas
lettre morte et que des recommandations concrètes pourront être mises
en application, ce qui est loin d’être assuré avec un mandat aussi
large.



De plus, le caractère privé des travaux de la commission a de quoi
inquiéter les fédérations étudiantes, qui s’attendaient à un travail de
fond qui aurait permis à l’ensemble des Québécois d’avoir les
informations factuelles sur les dérives policières du printemps
étudiant. Ceci dit, le fait que le rapport sera rendu public dans les
quarante-cinq jours suivants son dépôt constitue un pas dans la bonne
direction et il est certain que la FECQ et la FEUQ suivront avec
attention le développement des travaux de la Commission. « Les citoyens
et les citoyennes du Québec ont de nombreuses questions sur le travail
des forces de l’ordre dans le cadre des manifestations du
printemps 2012. Le travail à huis clos de la Commission ne permettra
pas à tous de suivre, au jour le jour, les développements ainsi que
d’avoir des réponses nécessaires aux questions légitimes posées par la
société civile québécoise. Évidemment, nous serons impatients de
prendre possession du rapport, qui devrait être rendu public
quarante-cinq jours après son dépôt » s’est prononcée Mme Laberge.



Finalement, la diversité des intervenants ainsi que leur origine civile
promettent d’offrir un point de vue intéressant sur la situation. « Les
personnes nommées sur le comité présentent une expertise très
intéressante pour contribuer à faire la lumière sur la situation. Il
est certain qu’il est décevant qu’aucun étudiant ne soit présent pour
apporter sa vision des faits, nous qui avons été directement impliqués
dans les évènements du printemps 2012. Ceci dit, nous avons confiance
que les personnes nommées saurons faire appel à nous afin de s’assurer
d’avoir un portrait complet de la situation » ont conclu la présidente
de la FECQ et le président de la FEUQ.



La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération
étudiante universitaire du Québec (FEUQ) représentent ensemble plus de
200 000 étudiants au Québec.



Renseignements :

Nicolas Groulx, coordonnateur aux
relations et aux communications, FECQ, cell. : (514) 554-0576, bureau :
(514) 396-3320, courriel : crc@fecq.org, Twitter : @FECQ

Yanick Grégoire, attaché de presse,  FEUQ, cell. : (514) 718-3381, bureau : (514) 396-3380, courriel : attpresse@feuq.qc.ca, Twitter : @FEUQ


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