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Communiqué


MONTRÉAL, le 4 mars 2013 – La Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du
Québec (FAFMRQ)
est profondément choquée de la décision de la ministre de l’Emploi et
de la Solidarité sociale de couper dans les prestations d’aide sociale
des personnes de 55 ans à 58 ans et des familles qui ont des enfants de
moins de 5 ans ! « On trouvait déjà inadmissible que l’État détourne une partie des
pensions alimentaires pour enfants des familles assistées sociales et
qu’il garde le niveau des prestations des personnes seules tellement
bas qu’ils n’assurent même pas 50% la couvertures de leurs besoins de
base, le voilà qu’il entend faire des économies de bouts de chandelles
en coupant dans l’allocation pour contraintes temporaires de milliers
de personnes et de familles !  »
, s’indigne Sylvie Lévesque, directrice générale de la FAFMRQ. « C’est honteusement contradictoire de la part d’une Ministre qui, pas
plus tard que la semaine dernière, critiquait les coupures d’Ottawa
dans le programme d’assurance-emploi ! »
, poursuit Mme Lévesque.


Même si les familles comptant un seul adulte avec enfants de moins de 5
ans seront (pour le moment du moins) épargnées par cette odieuse
coupure de 129 $ par mois, elle touchera néanmoins les couples avec
enfants d’âge préscolaire qui comptent deux adultes, et ce, même si
l’un d’eux n’assume aucune responsabilité parentale auprès des enfants
du ménage. Ce qu’il faut savoir, c’est que, la monoparentalité ne cesse
pas à la minute même où comment la cohabitation avec un nouveau
conjoint. Dans les faits, même après un certain temps, il est
passablement rare que les deux membres d’un couple en situation de
recomposition familiale assument à parts égales les dépenses reliées à
l’entretien des enfants. Habituellement, seul le parent qui a la charge
des enfants en assumera les coûts. En privant ces mères de jeunes
enfants de l’allocation pour contraintes temporaires, c’est à leur
autonomie financière (déjà extrêmement limitée) que l’on s’attaque, les
rendant plus dépendante de leur conjoint ! À cela, il faut ajouter que
les taux de séparation des familles recomposées, en raison des nombreux
défis qu’elles représentent, est plus élevé que celui des premières
familles (autour de 70 %), et la séparation a lieu plus rapidement que
dans une première union.


Pour le gouvernement Marois, les coupures annoncées auraient pour but de
« renforcer l’incitation au travail et favoriser la participation au
marché du travail », mais on oublie totalement de tenir compte, à la
fois des exigences du marché du travail auxquelles plusieurs personnes
assistées seront incapables de répondre, de même que, pour les familles
de jeunes enfants, de la nécessité d’avoir une place en service de
garde. Cette mesure, en plus d’être injuste, est donc totalement
irréaliste ! La FAFMRQ joint donc sa voix à celles du Front commun des
personnes assistées sociales du Québec, du Collectif pour un Québec
sans pauvreté ainsi que de nombreux autres groupes sociaux pour
réclamer le retrait immédiat de ce projet de règlement !


La Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées
du Québec existe depuis 1974. Sa mission est de défendre les droits et
les intérêts des familles monoparentales et recomposées du Québec et de
fournir un soutien à ses associations membres par des services de
formation et d’information. La FAFMRQ regroupe une quarantaine
d’organismes membres à travers le Québec.



Renseignements :

Sylvie Lévesque directrice générale de Fédération
des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
(FAFMRQ), tél. : (514) 729-6666 / cell. : (514) 710-6661.

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