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Communiqué

MONTRÉAL, le 12 févr. 2013  – Dans une lettre d’opinion
publiée le 6 décembre dernier, « Pour en finir avec la démagogie de la
Coalition des garderies privées non subventionnées du Québec »,
l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE)
dénonçait la position des garderies commerciales non subventionnées,
qui se sert du désarroi des parents en attente d’une place en CPE afin
d’obtenir un financement public pour maintenir sous respirateur leurs
entreprises.



Le 7 février dernier, la ministre de la Famille annonçait la création de
15 000 places additionnelles en services de garde, dont 85% en CPE et
15% en garderies commerciales subventionnées. Cette répartition
favorisant les CPE est directement le reflet des besoins des parents,
selon une étude objective de l’Institut de la statistique du Québec
(ISQ).



Depuis cette annonce, l’espace médiatique accordé au lobby des garderies
privées non subventionnées et la sortie récente de la protectrice du
citoyen laissent croire que leurs revendications témoignent d’une
injustice profonde.



Il est important de se rappeler que le gouvernement libéral a réagi au
scandale des garderies en faisant adopter une réforme majeure du mode
d’attribution de places. Ce scandale dénoncé par le Parti Québécois
invoquait des allégations liant l’attribution de permis de garderie aux
donateurs du parti alors que Tony Tomassi était ministre de la Famille.



Contrairement à d’autres secteurs d’activité où la proximité du
financement public et les intérêts privés est sous enquête, le Québec
s’est donné, dans le financement des services de gardes subventionnés,
un mode objectif d’attribution fondé sur l’évaluation par des gens du
terrain. Cette méthode qui inclut tant des représentants des garderies
commerciales que des CPE, permet de répondre adéquatement aux besoins
exprimés par la population. Elle favorise l’attribution de places en
fonction de la pertinence et de la qualité du projet et non aux
promoteurs qui ont besoin de financement public comme levier pour
survivre ou faire du profit.



Les places des garderies commerciales ont connu une croissance
phénoménale de plus de 1600% depuis 9 ans. Avant que n’éclate le
scandale des garderies, n’importe quel entrepreneur commercial, qu’il
soit dans le domaine de l’abatage de bovins ou dans le secteur de la
construction pouvait obtenir un permis pour la garde de nos enfants.
Les garderies commerciales non subventionnées se sont développées de
façon anarchique et ont profité d’une manne incomparable avec d’autres
secteurs économiques au Québec. Ce faisant, ils ont engrangé des
profits directement liés à la nature heureuse de leur investissement.
Maintenant que l’offre est sur le point de répondre à la demande, que
la qualité des uns disqualifie le manque de qualité des autres, il est
normal qu’une consolidation de l’offre favorise ceux qui répondent le
mieux à leur clientèle. Cela fait partie des risques inhérents à
l’opération d’une entreprise commerciale. À cet égard, l’État n’a
aucune obligation face aux entreprises commerciales qui engrangent des
profits annuels de plus de 54 M$.



Par ailleurs, le Québec s’est doté d’une politique en services de garde
éducatifs à la petite enfance qui répond de manière responsable à son
obligation envers ses plus jeunes citoyens. Et si le modèle des
garderies commerciales connait des ratés, il est temps que ses
promoteurs fassent l’évaluation de leur réponse aux besoins de la
population avant de demander l’argent des contribuables et de dénoncer
leur manque de financement. Car les nombreux parents qui désertent les
garderies commerciales non subventionnées témoignent déjà de leur
incapacité à répondre adéquatement à ces besoins. Et le rôle de l’État
n’est certainement pas de réguler la qualité des services en la
nivelant vers le bas.



Louis Senécal

Directeur général

de l’Association québécoise des CPE (AQCPE)




L’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) est le
principal réseau d’entreprises d’économie sociale représentant les
intérêts des centres de la petite enfance et bureaux coordonnateurs de
la garde en milieu familial, offrant des services de qualité, partout
au Québec. Forte de son membership, l’AQCPE est la seule association
nationale pleinement représentative des parents-administrateurs de CPE,
CPE-BC et BC de toutes les régions du Québec.



L’AQCPE est reconnue auprès de ses nombreux partenaires comme un acteur
de premier plan dans le secteur des services de garde et qui assume un
leadership exemplaire dans la défense des intérêts des enfants et des
familles du Québec.




Renseignements :

Viriya Thach
Directrice des communications
Association québécoise des CPE (AQCPE)

Tél. : 514 326-8008, poste 204
Tél. (sans frais) : 1 888 326-8008
Cell : 514 770-8155
Téléc. : 514 326-3322
Courriel : viriya.thach@aqcpe.com
www.aqcpe.com
www.twitter.com/aqcpe
www.facebook.com/aqcpe


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