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Communiqué

MONTRÉAL, le 22 janv. 2013 – « Notre génération refuse
catégoriquement de faire partie de la statistique révélée dans le cadre
de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac 2013.  Chaque heure, le tabac tue un fumeur au Québec : c’est une réalité que nous voulons changer !»  C’est en ces termes non équivoques que les adolescents membres du Réseau conseil de la gang allumée affirment, au nom de leurs pairs québécois, leur refus formel du
tabagisme.



Rappelant que selon l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes de
2011, environ 34 % des élèves du secondaire avaient fait usage du tabac1 et qu’une étude de l’INSPQ datant de la même année révélait qu’en
moyenne, les adolescents fumeurs s’y étaient initiés à l’âge de 12,7
ans2, Théodore Tremblay, 13 ans (région de Laval), François-Alexis Favreau, 15 ans (Estrie), Outhmane Muftisada, 14 ans (grande région de Montréal) et Marianne Blondin, 15 ans (Laurentides) estiment qu’il est grand temps de passer à
l’action pour changer les choses. « Aujourd’hui, c’est notre père,
notre tante, notre grand-mère fumeurs qui meurent de leur tabagisme à
toutes les 60 minutes.  Si on n’agit pas, demain ce sera nous, les
actuels ados ! » soutient le jeune Théodore Tremblay.



« De récentes études ont confirmé que la dépendance au tabac s’installe
rapidement chez les jeunes, souvent après quelques jours de
consommation seulement et, pour un jeune sur quatre, dès les premières
inhalations » renchérit François-Alexis Favreau.



À qui la faute ?

Réunis en conférence de presse ce matin, à Montréal, les quatre jeunes
représentants du Réseau conseil de la gang allumée n’ont pas hésité à apostropher crûment la population québécoise adulte
pour sa responsabilité dans la consommation du tabac chez les jeunes. 
« C’est une question de responsabilité publique, rien de moins ! »
martèle Marianne Blondin. Dans les faits, 20 % de l’entourage familial des adolescents fumeurs
de moins de 16 ans les fournissent effectivement en produits du tabac,
alors qu’un détaillant sur cinq les leur vend.



En outre, 44 % des jeunes fumeurs se sont initiés au tabac à cause de la
présence déraisonnable de scènes de tabagisme aux petit et grand
écrans.  Or, d’importantes études3 démontrent hors de tout doute qu’un tabagisme précoce est directement
associé à une utilisation du tabac à long terme. « C’est bien pour ça
que l’industrie du tabac, malgré ses dénégations mensongères, vise
directement les jeunes pour les inciter à commencer à fumer ! » dénonce
Outhmane Muftisada. 



Des produits qui dérangent

En effet, les produits actuellement populaires autour des écoles
secondaires, des arénas et des parcs du Québec sont le plus souvent les
petits cigares aromatisés, les cigarettes slims, et la cigarette électronique. Encore présente, la cigarette classique
se retrouve dans des emballages séducteurs pour les jeunes, notamment
des paquets ressemblant étrangement à un ipod.  « Les couleurs, les
formes, les emballages; tout est fait pour nous plaire. Si ces produits
ne sont pas clairement destinés à des adolescents comme nous, on se
demande bien ce que c’est ! » dénoncent d’une seule voix les jeunes
membres du Réseau conseil de la gang allumée.  «  Notre génération ne veut pas fumer, mais pour ça, on a besoin
d’adultes qui nous épaulent » ajoutent-ils, rappelant à ces mêmes
adultes l’importance de reconnaître ces produits, de refuser d’en
acheter pour les jeunes et de s’intéresser à leurs efforts pour tendre
vers un monde sans fumée.



Les ados dans un monde sans fumée

« C’est donc un NON collectif que notre génération oppose au tabac ! »
précisent les jeunes membres du Réseau conseil de la gang allumée. Dans cette perspective, ils invitent tous les adolescents du Québec à
aller sur le site mondesansfumee.ca/facebook-ado, à taguer leurs murs
Facebook et à démontrer ainsi publiquement et massivement leur refus de
nourrir la statistique divulguée dans le cadre de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac 2013.  « Ensemble, créons un raz-de-marée 2.0 comme on n’en a jamais vu au
Québec ! » précisent-ils à leurs pairs.



Une nouvelle génération

Rappelons que le Réseau conseil de la gang allumée est un regroupement national qui constitue en quelque sorte un groupe
témoin pour le ministre et le ministère de la Santé et des Services
sociaux en matière de prévention du tabagisme juvénile. Âgés de 13 à 16
ans, chacun de ses membres représente une région administrative du
Québec.  C’est le ministre Réjean Hébert qui préside le Réseau conseil de la gang allumée, alors que le Conseil québécois sur le tabac et la santé en coordonne les travaux et les activités pour
l’ensemble du Québec.



______________________________

1 Enquête québécoise sur la santé des jeunes au secondaire, 2010-2011.

2 Institut national de santé publique du Québec, Surveillance de l’usage du tabac au Québec, 2011, page 13.

3 W.CLARCK (1996) Youth smoking in Canada, Canadian Social Trends, no. 43, pages 2-6 (en ligne) / J.CHEN (2003) Age at diagnosis of smoke related disease, Health Reports, Vol. 14, no 2, pages 9-19 / INSPQ (2004) La prévention du tabagisme chez les jeunes, Québec, Gouvernement du Québec, 173 pages



Renseignements :

Pour entrevues avec l’un des quatre jeunes du Réseau conseil de la gang allumée ou avec Mario Bujold, directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé, merci de contacter

David B. Lefebvre, relations médias au CQTS
T 514 948-5317, poste 229
C  514 424-5876
dlefebvre@cqts.qc.ca


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