Le vendredi 7 décembre 2012
Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes – Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes
MONTRÉAL, le 6 déc. 2012 – Le comité organisateur des 12
jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes
ainsi que des dizaines de personnes se sont réunis aujourd’hui devant
le palais de justice de Montréal pour le rassemblement public de
commémoration de la tuerie de l’École Polytechnique. Le 6 décembre
1989, 14 femmes ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes.
L’événement a pour but de rappeler que malgré les avancées de la
situation des droits des femmes au Québec, la violence envers les
femmes continue d’exister, et ce, ici comme ailleurs. Plusieurs autres
activités commémoratives ont lieu ailleurs au Québec et au Canada.
L’égalité impossible tant que la violence envers les femmes existe
«Encore aujourd’hui, trop de femmes meurent assassinées par des hommes.
Trop souvent, on ne croit pas les femmes, on banalise ce qu’elles
vivent, on excuse les hommes… Tant que toutes ces attitudes et ces
préjugés à l’égard de la violence sexiste perdureront, une réelle
égalité femmes-hommes est impossible» déplore Alexa Conradi, présidente
de la Fédération des femmes du Québec et porte-parole.
Karine Tremblay du Regroupement québécois des CALACS et porte-parole
rappelle que la violence envers les femmes est encore trop répandue.
«On en parle bien peu, mais la violence subie par les femmes est
toujours un fléau et elle devrait faire l’objet d’une mobilisation
majeure, qui déborde du mouvement des femmes» ajoute-t-elle.
Les femmes sont encore victimes de violence parce qu’elles sont des
femmes, ici comme ailleurs
Le 6 décembre est aussi l’occasion de dénoncer l’impunité favorisée par
les structures judiciaires et étatiques qui s’avèrent incapables de
garantir la sécurité et le respect de la vie des femmes.
En effet, des horreurs ont encore lieu aujourd’hui partout sur la
planète : « 400 000 femmes sont violées chaque année en République
démocratique du Congo (RDC), soit plus de 1150 par jour et près de 50
par heure ; puis, environ 1000 femmes ont été enlevées, violées,
mutilées et tuées dans la ville de Ciudad Juarez au Mexique depuis
1993 » déplore Yasmina Chouakri de la Table de concertation des
organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes et
porte-parole. De plus, «plus de 600 femmes autochtones ont disparues et
ont été assassinées au Canada depuis les 20 dernières années, dans la
plus grande impunité, et ce, sans qu’il y ait commission d’enquête au
niveau national. Comment se fait-il qu’aucune mesure concrète ne soit
mise en place par les États et gouvernements lors de crimes contre les
femmes à si grande échelle ? » interroge Viviane Michel, présidente de
Femmes autochtones du Québec et porte-parole.
« Au Québec, 31 femmes ont été tuées ou victimes de tentatives de
meurtre de la part de leur conjoint ou ex-conjoint en 2011 et un
organisme comme SOS violence conjugale reçoit encore au-delà de 25 000
demandes d’aide par année. Plus qu’être saisissantes, ces données
devraient être perçues comme un appel à l’action concertée» affirme
Manon Monastesse de la Fédération de ressources d’hébergement pour
femmes violentées et en difficulté du Québec. « La société québécoise
démontre une volonté d’établir des rapports sociaux de sexes plus
égalitaires. Pourtant, elle maintient des idéologies et des structures
qui occultent encore la pleine reconnaissance et la résolution de la
problématique de la violence faite aux femmes qui, ne l’oublions pas,
demeure pandémique à l’échelle mondiale » soulève la porte-parole.
«En ce 6 décembre 2012, nous rappelons que, tant qu’il y aura de la
violence envers les femmes et que celle-ci sera banalisée et tolérée,
notre lutte pour que les femmes vivent en sécurité et en toute dignité
se poursuivra!» termine Alexa Conradi.
Toutes les informations sur la Campagne des 12 jours d’actions pour
l’élimination de la violence envers les femmes sont disponibles au : www.ffq.qc.ca.
L’édition 2012 de la Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination
de la violence envers les femmes est coordonnée par la Fédération des
femmes du Québec, et menée conjointement avec la Concertation des
luttes contre l’exploitation sexuelle, la Fédération de ressources
d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, Femmes
Autochtones du Québec, L’R des centres de femmes du Québec, le
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, le
Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les
agressions à caractère sexuel – RQCALACS, le Réseau d’action des femmes
handicapées du Canada, SOS Violence conjugale ainsi que la Table de
concertation des organismes au service des personnes réfugiées et
immigrantes.
Renseignements :
Nastasia Deleville
Fédération des femmes du Québec
Responsable des communications, de la promotion et de la recherche
514-876-0166 poste 1506 ou 514-717-4847, ndeleville@ffq.qc.ca
Du même auteur
Dans le cadre de l’Année mondiale de l’astronomie
Communiqué
24 mars 2009
Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes – Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes
Pour être davantage sensibilisé à la saine alimentation
Communiqué
31 mars 2009
Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes – Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes
4 québécois sur 5 croient qu’une personne atteinte de schizophrénie ne peut pas vivre au sein de la communauté
Communiqué
1 avril 2009
Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes – Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes