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Communiqué

MONTRÉAL, le 20 nov. 2012  – Action travail des femmes salue et appuie la mise sur pied du Comité de vigilance sur la référence de main-d’œuvre dans l’industrie de
la construction
mais reste inquiète quant à l’efficacité du modèle de référence des
travailleuses de la construction du Service de référence de main-d’œuvre de l’industrie de la construction
(SRIC)




Le projet de Règlement sur le Service de référence de main-d’œuvre de
l’industrie de la construction prévoit que le Service de référence de
main-d’œuvre de la  Commission de la construction du Québec transmette
aux employeurs demandeurs de main-d’œuvre, une liste de salariés
disponibles et répondants aux besoins énoncés par celui-ci. Il est
attendu que cette liste inclus le nom de toutes les travailleuses
disponibles par secteurs, en plus d’un prorata de travailleurs
masculins. Or, cette mesure exempte d’incitatif, n’impose aucun
impératif d’embauche aux employeurs. De plus, les proratas de salariés
masculins variant entre 1000% et 150% du besoin réel de main-d’œuvre,
il consent aux employeurs la possibilité de répondre à la totalité de
leurs besoins en main-d’œuvre sans avoir à recruter à partir des
candidatures féminines.



L’histoire nous a bien démontré que sans mesures incitatives, les
avancés, en ce qui a trait à l’intégration de la main-d’œuvre féminine
dans l’industrie de la construction, demeurent négligeable. C’est
pourquoi nous estimons que le projet de Règlement sur le référencement
de la main-d’œuvre doit être arrimé aux objectifs et aux mesures
d’application du Programme d’accès à l’égalité des femmes dans
l’industrie de la construction (PAEF), dont la Commission de la construction du Québec (CCQ) a récemment
annoncé la relance.



Dans l’objectif  de restreindre les discriminations dans les métiers de
la construction et d’assurer une juste représentation des groupes
traditionnellement discriminés, ATF considère qu’il est essentiel que
la Commission de la construction du Québec (CCQ) soit l’unique
mandataire quant au référencement de la main d’œuvre dans une logique
de transparence et d’imputabilité.



De plus, la Section V du Règlement sur le Service de référence de main-d’œuvre de l’industrie
prévoit un rapport annuel présentant les résultats et une analyse du
fonctionnement du Service. Selon nous, il est essentiel que soit
intégrée une analyse genrée des résultats du référencement de la main-d’œuvre si nous voulons être
capables de prendre la pleine mesure de son succès.



Renseignements :

Katia Atif, tel. 514-768-7233


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