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Communiqué

MONTRÉAL, le 14 nov. 2012  – À quelques jours du dépôt du
budget, le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre
les agressions à caractère sexuel (CALACS) demande au gouvernement
Marois de combler le manque à gagner annuel de 225 millions$ dans les
organismes communautaires en santé et services sociaux, et de mettre
sur pied un véritable programme national dédié au financement à la
mission de ces organismes, afin de pallier aux iniquités entre les
régions et les secteurs d’intervention.



Les CALACS comptent parmi les 3000 organismes communautaires en santé et
services sociaux du Québec. Deux millions de citoyennes et citoyens, en
particulier des personnes en situation de précarité, d’isolement ou de
fragilité, se retrouvent dans ces organismes, ce qui représente une
contribution essentielle à la société québécoise.  Aucune somme n’a
pourtant été investie dans leur financement à la mission depuis 2008.



Au Québec, les CALACS représentent les seules ressources qui tentent de
répondre spécifiquement aux besoins des femmes et des adolescentes
victimes d’agressions à caractère sexuel. Les conséquences de la
violence sexuelle sont graves et sont souvent portées par les victimes
depuis leur plus jeune âge. « Les trois quarts des femmes et
adolescentes que nous rencontrons dans nos centres sont des survivantes
d’agression sexuelle dans l’enfance ou l’adolescence.  L’intervention
des CALACS avec ces femmes permet de les aider à reprendre du pouvoir
sur leur vie, de pallier aux difficiles conséquences de la violence, et
sans doute de prévenir des problèmes plus importants, tels que la
toxicomanie et la dépression » estime Karine Tremblay, porte-parole du
Regroupement québécois des CALACS.



Le volet prévention et sensibilisation des CALACS rejoint des milliers
de personnes chaque année.  En 2010-2011, près de 30 000 personnes ont
été sensibilisées, dont 26 000 jeunes du milieu scolaire.  Enfin, dans
le cadre de leur volet lutte et défense collective de droits, les
CALACS ont mobilisé de nombreuses personnes, entre autres à l’occasion
de la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes,
qui a lieu chaque année en septembre.



En général, l’action préventive et la solidarité sociale mises de
l’avant par les organismes communautaires en santé et services sociaux
font économiser à la société les frais engendrés par plusieurs
problèmes de santé et problèmes sociaux.  « Il ne s’agit pas seulement
d’argent, mais de reconnaissance de l’important travail des organismes
communautaires en santé et services sociaux.  Le gouvernement doit
assurer la consolidation et le développement de l’action communautaire
autonome par un financement à la mission qui répond aux besoins réels
des organismes » de conclure Karine Tremblay.



Le Regroupement québécois des CALACS participe à la campagne Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire, en faveur d’un meilleur Programme de soutien aux organismes
communautaires, menée conjointement par la Table de regroupements
provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles et la Coalition
des Tables régionales d’organismes communautaires.

Renseignements :

Karine Tremblay
514 529-5252 ou 514 346-5252


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