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Communiqué

MONTRÉAL, le 8 nov. 2012 – C’est en posant des gestes
symboliques devant de grandes compagnies qui ne paient pas leur juste
part d’impôt, puis en se rendant devant les bureaux montréalais de la
première ministre, Pauline Marois, qu’une centaine de membres du FRAPRU
ont réclamé que le nouveau gouvernement du Parti québécois prenne les
moyens pour accroître considérablement les investissements en logement
social dans son premier budget. L’action se tenait au lendemain de
l’audience à Montréal de la Commission populaire itinérante sur le
droit au logement qui a mis en lumière la gravité et l’urgence des
problèmes de logement qui s’y vivent.



Selon Marie-José Corriveau, organisatrice au FRAPRU, « non seulement le
gouvernement péquiste doit-il appliquer les mesures fiscales qu’il a
promises lors de la campagne électorale, dont l’ajout de deux paliers
d’imposition pour les particuliers à haut revenu et l’imposition à 75 %
plutôt qu’à 50 % des gains de capital, mais il doit aller beaucoup plus
loin pour forcer les grandes compagnies à contribuer davantage aux
finances publiques ».



Elle donne comme exemples une augmentation de l’impôt sur le bénéfice
net des entreprises rentables, de même que la remise en place de la
taxe sur le capital dans le cas des institutions financières : « Une
étude récente du Laboratoire d’études socio-économiques de l’Université
du Québec à Montréal (UQAM) a démontré que de grandes compagnies très
rentables comme la Banque Laurentienne du Canada, SNC-Lavalin et Rogers
Communication ne paient pas ce qu’elles devraient en impôt. Pourquoi ne
pas les mettre davantage à contribution? Même chose pour les cinq plus
grandes banques canadiennes qui avaient engrangé des profits records de
7,8 milliards $ au troisième trimestre de 2012 ».



Le FRAPRU rappelle que, selon des statistiques gouvernementales, 156 000
ménages locataires ont des besoins impérieux de logement dans la région
métropolitaine, la grande majorité à Montréal même. C’est pourquoi il
réclame que 22 500 logements sociaux y soient financés au cours des
cinq prochaines années. À peine, 965 unités sont prévues à Montréal en
2012-2013.




Renseignements :

Marie-José Corriveau, FRAPRU, (514) 708-1050 ; (514) 522-1010
www.frapru.qc.ca


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