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Communiqué

MONTRÉAL, le 14 oct. 2012 – La Commission populaire
itinérante sur le droit au logement, qui a débuté ses travaux, le 12
octobre, au Nunavik, poursuivra son périple, cette semaine, en se
rendant dans les régions administratives du Bas Saint-Laurent, de la
Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et de Laval. Formée à l’initiative du
Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), la
commission s’arrêtera à Rimouski, le mardi 16 octobre, à Gaspé, le
mercredi 17 octobre, et à Laval, le jeudi 18 octobre. Trois
commissaires seront présents à chaque audience pour entendre les
témoignages de personnes vivant directement des problèmes de logement,
ainsi que de groupes représentant des couches de la population aux
prises avec de tels problèmes.



Au terme des audiences, le 23 novembre, la commission aura tenu 21
audiences dans les 17 régions administratives du Québec. Elle amorcera
alors la rédaction d’un rapport qui sera soumis aux gouvernements
fédéral et québécois, avant leurs budgets de mars 2013.



Le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, estime que la tenue
d’audiences dans des endroits aussi différents que Gaspé, Rimouski et
Laval montrera toute la diversité des problèmes vécus par les
locataires, mais aussi une certaine similitude : « Les loyers sont, par
exemple, beaucoup moins élevés à Gaspé où ils étaient en moyenne de 500
$ en novembre 2011 qu’à Rimouski où ils étaient de 585 $ et surtout
qu’à Laval où ils atteignaient 675 $. Toutefois, le taux de chômage est
aussi plus beaucoup haut dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
où il atteint présentement 12,6 %. Quelle que soit la cause, une partie
significative des locataires vit un problème d’incapacité de payer qui
représente une violation de ses droits au logement et à un niveau de
vie suffisant ».



Il ajoute que cette incapacité de payer se répercute sur la
fréquentation des banques alimentaires, mais aussi sur le nombre de
causes à la Régie du logement pour non-paiement de loyer. De 2006 à
2011, ce nombre a augmenté de 5 % à Laval, de 8 % à Gaspé et de près de
15 % à Rimouski.



Le FRAPRU s’attend à que les travaux de la commission, formée de
quatorze expertes et experts indépendants, démontrera toute l’ampleur,
la gravité et l’urgence des problèmes de logement à travers le Québec.
Il estime que cela alimentera sa lutte pour une intensification des
investissements en logement social de la part des gouvernements fédéral
et québécois, mais aussi pour la protection des logements sociaux déjà
existants.



En 2012-2013, à peine 2 500 logements ont été financés au Québec, alors
que les listes d’attente pour un HLM comptent 38 380 noms et que 269
700 ménages locataires québécois ont, aux dires mêmes des
gouvernements, des besoins impérieux de logement. De plus, les
subventions à long terme que le gouvernement fédéral verse à 600 000
HLM, coopératives et OSBL d’habitation déjà existants au Canada, dont
127 000 au Québec, ont commencé à prendre fin et ce phénomène est
appelé à s’accélérer au cours des prochaines années. Cette fin de
l’aide financière accordée par Ottawa menace l’accessibilité financière
de ces logements pour les ménages qui y demeurent présentement, mais
aussi pour tous ceux qui en auront besoin à l’avenir. Le FRAPRU tente
présentement d’augmenter la pression sur le gouvernement conservateur
de Stephen Harper pour qu’il accepte de maintenir cette aide
indispensable.


Renseignements :

François Saillant : (514) 522-1010; (514) 919-2843 (cellulaire)
www.commissionpopulairefrapru.org
Twitter : #cpi_frapru


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