Le mercredi 10 octobre 2012
Projet Montréal propose une motion de non-confiance à l’égard de Gérald Tremblay
MONTRÉAL, le 9 oct. 2012 – Lors du conseil municipal de
Montréal du 22 octobre prochain, les élus montréalais des 3 formations
politiques auront à voter sur une motion de non-confiance à l’égard du
Maire, Gérald Tremblay. C’est ce que la motion de la 2e opposition déposée vendredi dernier propose. « Les révélations faites à
la Commission Charbonneau placent Montréal dans une situation
insoutenable et nous proposons que les élus montréalais s’expriment
contre Gérald Tremblay lors du prochain conseil municipal », a déclaré
le chef de la 2e opposition à la Ville de Montréal et candidat à la Mairie de Montréal,
Richard Bergeron.
Les raisons pour retirer notre confiance à Gérald Tremblay sont
nombreuses et éloquentes : existence d’une ristourne de 3% des contrats
d’infrastructure de la Ville au parti de Gérald Tremblay révélée par
Benoît Labonté en 2009 et corroborée par Lino Zambito le 2 octobre
dernier; climat de scandales à répétition relatif à l’octroi de
contrats par la Ville de Montréal et au financement du parti Union
Montréal; suspension de l’attribution de contrats par la Ville et
suspension de trois employés de la Ville à la suite des allégations;
arrestation de l’ancien président du comité exécutif de Gérald
Tremblay, Frank Zampino : « Il est inconcevable que le Maire de
Montréal, et chef d’Union Montréal, n’ait pas su ce qui se passait dans
sa formation politique. Il est urgent de rétablir le lien de confiance
entre la population montréalaise et ses élus municipaux, tout
particulièrement en ce qui concerne les élus honnêtes exerçant leurs
fonctions sous la bannière du parti Union Montréal », a ajouté le chef
de Projet Montréal.
Un vote favorable à cette motion ne pourra pas démettre Gérald Tremblay
de ses fonctions. « Malheureusement, il n’existe pas de moyens de
démettre un Maire de ses fonctions dans le cadre légal actuel.
Cependant, nous croyons qu’il est temps que le conseil municipal prenne
acte des témoignages de la Commission Charbonneau et indique clairement
son bris de confiance envers Gérald Tremblay », a poursuivi Alex
Norris, conseiller du Mile-End.
Projet Montréal a sans cesse rappelé au maire Tremblay les doutes qui
subsistaient contre plusieurs entrepreneurs : l’administration a fait
fi de ces avertissements et continué de distribuer généreusement des
contrats. « Le maire ne peut tout simplement pas se dérober ainsi aux
critiques en maintenant qu’il ne savait pas. Nous l’avons mis au défi
plusieurs fois, en évoquant devant lui les graves allégations dont il
était question dans les médias. Il s’est à chaque fois réfugié derrière
le cadre légal imparfait de la loi 35 et a laissé croire, à tort, qu’il
n’avait pas d’autre choix que de continuer à accorder les contrats au
plus bas soumissionnaire conforme. Il a induit le Conseil en erreur et
s’est borné à profiter de sa majorité au Conseil pour continuer à
donner des contrats aux entreprises lourdement suspectées de
collusion », a conclu Alex Norris.
La motion de la 2e opposition est disponible au :
http://projetmontreal.org/nouvelle/motion-de-non-confiance/
Renseignements :
Joël Simard-Ménard
Directeur de cabinet de la 2e opposition
(514) 872-1108
joel.simard-menard@ville.montreal.qc.ca
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