Le jeudi 30 août 2012
Élections provinciales 2012 – Les économies de la lutte à la pauvreté
QUÉBEC, le 30 août 2012 – En cette campagne électorale où la plupart des partis politiques placent
l’économie et la saine gestion des finances publiques au cœur de leurs
priorités, le Collectif pour un Québec sans pauvreté rappelle qu’il
coûterait moins cher d’éliminer la pauvreté que de continuer à la
tolérer.
Tous les partis politiques s’entendent sur l’importance de l’économie.
Toutefois, plusieurs semblent oublier que la pauvreté nuit grandement à
la prospérité économique, notamment en privant la société du plein
apport de centaines de milliers de personnes. « Au Québec, près d’un
million de personnes vivent en situation de pauvreté. De ce nombre,
plus de 750 000 n’ont même pas un revenu suffisant pour couvrir leurs
besoins de base reconnus. La pauvreté use. Les personnes qui la vivent
ont davantage de problèmes de santé et leur espérance de vie est
inférieure au reste de la population. C’est beaucoup de talent et de
potentiel gaspillé. La société québécoise n’a pas les moyens de
renoncer à la pleine contribution de ces personnes», d’affirmer Robin
Couture, porte-parole du Collectif.
Par ailleurs, une part importante des finances publiques est dépensée
dans des secteurs pour amoindrir, bien imparfaitement, les conséquences
de la pauvreté. Cependant, la plupart de ces conséquences
disparaîtraient d’elles-mêmes si le gouvernement travaillait en amont,
en améliorant le revenu des personnes assistées sociales et des
travailleurEs pauvres. Selon le Centre d’étude sur la pauvreté et
l’exclusion (CEPE), la pauvreté entraîne des coûts sociaux de 5
milliards $ par année, au minimum. «La lutte à la pauvreté et aux
inégalités sociales devra être vue par le prochain gouvernement comme
un investissement, et non une dépense. Tous les arguments sont là pour
convaincre la population qu’à terme, le Québec gagnerait largement au
change», d’ajouter M. Couture.
En effet, l’élimination de la pauvreté, en plus d’être un pas marquant
vers la réalisation du droit à un revenu décent, permettrait aussi
d’économiser beaucoup d’argent. Éliminer la pauvreté, c’est investir
dans la société québécoise; c’est loin d’être un gaspillage de fonds
publics. D’ailleurs, il faut cesser de croire qu’il faut créer la
richesse avant de la redistribuer. Les dernières décennies le montrent.
«Tout le monde le dit : la pauvreté rend malade. Or, justement,
lorsqu’on les sonde sur leurs priorités, les QuébécoisEs répondent :
l’économie et la santé. Tracer un pont entre les finances publiques et
la justice sociale est un excellent moyen pour tenir compte de ces deux
préoccupations majeures. L’équation est simple : plus de volonté
politique égale moins de pauvreté et, par conséquent, une population
davantage en santé et des coûts sociaux moindres. Investir dans les
droits humains, c’est payant», de conclure M. Couture.
Renseignements :
Martin Michaud, responsable des communications. Cellulaire : 418-254-7238.
Courriel : communications@pauvrete.qc.ca. Site Internet : www.pauvrete.qc.ca
Du même auteur
Dans le cadre de l’Année mondiale de l’astronomie
Communiqué
24 mars 2009
Élections provinciales 2012 – Les économies de la lutte à la pauvreté
Pour être davantage sensibilisé à la saine alimentation
Communiqué
31 mars 2009
Élections provinciales 2012 – Les économies de la lutte à la pauvreté
4 québécois sur 5 croient qu’une personne atteinte de schizophrénie ne peut pas vivre au sein de la communauté
Communiqué
1 avril 2009
Élections provinciales 2012 – Les économies de la lutte à la pauvreté