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Communiqué

MONTRÉAL, le 12 juin 2012  – Le Front d’action populaire en
réaménagement urbain s’inquiète de la baisse du taux d’inoccupation à
l’échelle du Québec et dans plusieurs régions métropolitaines, en
particulier à Québec et Saguenay où le taux a chuté à 0,7 %. Selon
François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, « après s’être atténuée
durant quelques années, la rareté de logements locatifs semble vouloir
redevenir plus vive, ce qui n’augure rien de bon pour les locataires et
en particulier pour les familles et les personnes à plus faible
revenu ».



Le Rapport sur le marché locatif publié ce matin par la Société
canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) révèle que le taux de
logements inoccupés a baissé dans les six régions métropolitaines du
Québec. À Saguenay, ce sont les familles qui risquent de faire les
frais de la chute brutale de l’offre de logements, constate le FRAPRU,
le taux n’étant plus que de 0 % dans les appartements de trois chambres
à coucher et plus et de 0,3 % dans ceux de deux chambres à coucher. À
Québec, où la pénurie dure depuis le début des années 2000, le taux est
passé de 1 % en 2011 à 0,7 % en 2012.



Montréal et Gatineau connaissent également une diminution préoccupante
de leur offre d’appartements locatifs. Le pourcentage de logements
inoccupés, qui était de 2,8 % dans les deux régions métropolitaines en
2010, y a en effet baissé respectivement à 2,2 % et 2,1 %.



Le FRAPRU fait par ailleurs remarquer que plusieurs régions demeurent
aux prises avec une sévère pénurie. C’est particulièrement les cas en
Abitibi. Le taux de logements inoccupés est passé de 0,0 % à 0,2 % à
Val d’Or, mais il est tombé de 0,6 % à 0,3 % à Rouyn-Noranda et de 0,4
% à 0,1 % à Amos. Le taux est également très alarmant à Sept-Îles et
Salaberry-de-Valleyfield. Il est, dans les deux cas, passé de 0,7 % à
0,3 %.



François Saillant estime que la situation pourrait s’aggraver encore
davantage, au moins dans les régions métropolitaines de Montréal,
Québec et Gatineau où la construction de logements locatifs est à son
plus bas. En 2011, à peine 7161 logements locatifs ont été mis en
chantier à l’échelle de la province. Il s’agit d’une baisse de 31 % par
rapport à 2007. Or, 2012 semble s’annoncer encore pire, la construction
d’à peine 888 logements locatifs ayant démarré contre celle de 1678 à
la même période l’an dernier. C’est sur l’île de Montréal où la
situation est la plus catastrophique, 454 logements locatifs ayant été
mis en chantier en 2011. Or, au 31 mai 2012, ce nombre n’était que de
183 logements contre 407 l’an dernier. Pendant ce temps, la
construction d’unités de condominiums continue à progresser passant de
1978 à 2300.



Le FRAPRU recommande aux ménages qui ne se sont pas encore trouvé un
toit d’entrer en contact le plus rapidement possible avec le comité
logement ou l’association de locataires de leur municipalité et de
mettre leur office municipal d’habitation au courant de leur situation.
À Montréal, la Ville a confirmé hier que les ménages ne parvenant pas à
se trouver un logement peuvent réclamer de l’aide, en appelant au
514-868-4002.



La progression des loyers



Le FRAPRU constate que la rareté de logements locatifs, liée à la faible
protection légale dont dispose les locataires a entrainé une
progression majeure des coûts de loyer. De l’automne 2003 au printemps
2012, le loyer moyen a augmenté de 25 % à l’échelle du Québec, la
hausse ayant été de 31 % à Québec, 27 % à Sherbrooke et Trois-Rivières
et de 26 % à Montréal.



Renseignements :

François Saillant (514) 919-2843; 514-522-1010
Site web du FRAPRU : www.frapru.qc.ca


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